La nature jamais ne se lasse pour nous étonner, Mais nous étonnons-nous ? Sa maternelle essence la rend souvent trop anonyme Trop quotidienne, trop humble aussi. Elle nous tend la main, mais tendons-nous l'œil, l'oreille ? Dans le tohu wa bohu de nos sociétés Peut-on encore nous ouvrir à son discret silence ?

Elle attend que l'humain se réveille, Réveille son humanité sans doute trop banale A côté de ses rêves d'infini, de planètes à investir, De technologies, de voyage en virtualité... Mais ne sera-t-il pas bientôt trop tard Pour penser à allumer notre si fragile flamme Au feu vivant de la sienne ?