Partager cet article en copiant ce lien :
https://blogue-a-part.name/science-archives-2015/humain

Plublication originale : 10 / 2015
catégorisée anthropologie, étiquetée agriculture, anthropologie, art, connaissance, culture, developpement, environnement, société, spiritualité, humain, musée de l'homme, nature humaine, paradigme, pollution

👉 humain  👈

Publié le Thu, 22 Oct 2015 en 3 parties

humain I

différents logos du musée de l'homme

Le musée de l'homme rouvre ses portes. Au moins ce qu'on peut dire c'est que nos traces seront mieux mises en valeur. À voir ces différentes signalétiques (l'officielle est celle qui est encadrée) je me dis que l'homme, l'HOMME a du mal à se trouver... Et devons admettre qu'apparemment que la femme est masquée, ou reste cachée, voilée peut-être, par l'ambiguité de l'imposant mot majuscule HOMME.

Trêve de plaisanterie, je vais tenter le tour de force d'un billet de blog sur le thème de l'humain et du temps. [Ceci dit, cet article en 3 parties n'est aucunement critique envers le "MUSÉE DE L'HOMME" qui possède de nombreuses qualités, présente un remarquable travail et constitue un trésor pour l'étude de ... l'humain.]

Pourquoi titrer "humain" alors que tout le monde dit l'Homme ?

On dit "Homme avec un grand H". C'est un peu stupide, non ?... Dans le couple l'homme est le mari ou l'époux, la femme, femme ou épouse, sauf si c'est un couple de maris ou de femmes... Nous savons toujours mieux de quoi on parle quand c'est à propos de l'homme : sa qualité ou son genre. Pour l'épouse on nous laisse dans le flou. Conjoints c'est bien (mais ce n'est pas neutre...). Il ya une différence entre « je vous présente mon mari » (un homme qui a le statut de mari, c'est clair, et « je vous présente ma femme » (conjointe ou accessoire ?). Pensez la chose, pesez-là et vous ne direz plus quelque chose de vaseux...

Pourtant on a un mot tout fait :

Bien qu'au masculin [on a un genre polarisé en français mais pas de neutre pour lier les extrêmes !], le mot "humain" désigne le caractère commun de l'homme (avec un petit h) et de la Femme (mettons-lui un grand F pour tenter d'eFFacer les siècles d'inFériorité dogmatique, doctrinaire et preuve de Faiblesse...).

[En fait c'est le mot "homme" qu'il faudrait changer pour tenir compte de la part masculine au sein de son tout humain comme on le fait avec le mot "femme" ; cela éviterait d'avoir un H majuscule, car même si cela fait noble pour nommer le genre humain, on n'a jamais de F majuscule pour Femme... Dans le genre homme il y a les femmes et les masculs (ou les mascs...).

Ils et elles : personnellement cela ne me dérange pas du tout quand je suis dans un groupe de femmes et que l'animateur ou l'animatrice dit quelque chose comme : « mettez-vous toutes face à moi »... je ne me sens pas mal à l'aise et je crois même que je ne comprendrais pas qu'on emploie le masculin au titre d'une règle stupide. Je pense que dès lors qu'il y a plus de femmes que d'hommes dans un groupe, et vu que le français ne possède pas de genre neutre, on devrait "genrer" selon la majorité... (et si cette majorité est ambiguë, garder le masculin par habitude, ne tombons pas dans l'excès de tout réformer pour réformer non plus).]

HUMAIN possède un caractère adjectif et substantif sur lequel il est intéressant de jouer. Personnellement je n'utilise le substantif homme que pour parler de l'individu masculin inscrit dans la nature humaine vivant dans les individus formant l'humanité, individus qui sont tous (des pires aux plus saints) des humains, qu'ils soient homme ou femme.

Notre époque, même en "occident occidental", n'est pas mieux lotie dans l'absolu que la majeure partie du reste du monde sur ce point. Des efforts sont faits, mais la femme reste malgré elle en arrière-plan car dans l'esprit de beaucoup il traîne ce sentiment de supériorité du mâle.

Oui je fais exprès de ne pas dire "de l'homme" car ce sentiment de suffisance* me semble purement animal, sans conscience, ou avec une conscience de base, une conscience archaïque, pas une pensée. Celui qui pense ne peut voir en la femme que l'égale de l'homme en tant qu'être sinon de forme ou d'aptitude physique.

Alors rouvrir un musée de l'Homme est une "ineptie" pour moi ! Pourquoi ne pas avoir profité de la chose pour proposer un musée de l'humain, ou mieux musée de l'humanité ?

Les français devrait s'éveiller un minimum au sens de leurs mots et des idées que ceux-ci transportent malgré eux...

[* "Après tout ce n'est pas moi, mâle, qui porte les enfants ni qui peut les nourrir au sein ". Voilà une différenciation honorable (?) ou au moins justifiée d'une différence entre les êtres humains par leur genre. Ceci dit ce n'est même pas le sexe organique qui fait la différence entre les femmes et les hommes, mais c'est l'existence chez ces premières d'un utérus qui vient clore le sexe alors que chez les seconds rien ne clôt donc rien ne limite (disons que la limite dépend de la portée de l'éjaculation). Cette absence de limite pourrait être ce qui donne à l'homme un sentiment de supériorité sur la femme qui demeure de son côté plus facile à soumettre par la force et la brutalité masculine de ceux qui pensent plus avec leur virilité qu'avec leur cœur (voir cet article si vous pensez que le rédacteur s'est trompé).]

L'humain est au-delà des considérations du genre

je tu il elle

On dira que nous partageons ce trait du genre avec d'autres règnes et en particulier les mammifères. Je rétorquerai alors volontiers au risque de choquer : quel animal mâle traite-t-il sa femelle comme certains hommes soi-disant humains le font avec toutes les femmes et même pas seulement avec la leur ?

[La leur... pour l'époux il y a en français le mot "mari" et pour l'épouse on garde le mot "femme" : mon mari est un Homme qui est homme, ma femme est un Homme qui est femme... et maintenant cela devient difficile : mon mari est un Homme qui fait l'homme ou la femme, ou encore ma femme est un Homme qui fait la femme, etc.. Français, tu vas y perdre ton ... latin !

Époux, à maltraiter ton épouse tu perds ta dignité humaine pour entrer dans un règne à part, celui de la honte. Et toi homme tu entres dans le même règne en te croyant supérieur à la femme quand bien même tu sais qu'elle t'a porté... et ce n'était certainement pas pour que tu la frappes, la blesses, l'opprimes, la domines à travers toutes les femmes une fois que tu es devenu adulte !  ]

Je trouve simplement que le sentiment de supériorité entraîne son possesseur à être moins que l'animal, c'est tout. Femmes de tous les pays, pensez à ce qu'auraient fait les hommes dans le cas d'une situation inverse. Faites la révolution vous êtes aussi nombreuses que nous et vous aurez de votre côté un grand nombre d'amis hommes (les vrais...).

Mais le genre a ses raisons que la raison ne connaît point forcément... dirais-je pour paraphraser Pascal (Blaise, né en 1623 et mort à 39 ans)

Bref. Je veux parler moi de l'humain, de ces femmes et de ces hommes qui sentent liés au caractère d'humanité, qui est (on ne me retira pas cela je pense) le propre particulier de l'humain parmi d'autres propres [penser par exemple, ou bien, asservir des êtres, mener des guerres, salir son environnement jusqu'à le rendre invivable, se laisser aller dans la maladie - prise de drogues par exemple -, rire du malheur d'autrui, être méchant pour être méchant, et pour finir sur une bonne touche avant le et caetera, être capable d'Amour — mais il reste à définir l'Amour au-delà d'une empathie primaire —, ou aussi être créatif voire créateur, etc.].

Forcément si l'on touche à un thème comme l'humain, on constate que l'enfant grandit, qu'il conquiert sa maturité jusqu'à pouvoir se rencontrer lui-même, c'est-à-dire pas forcément ce qu'on a voulu qu'il devienne en tant qu'éducateur.

Le jeune, l'adolescent et aussi plus tard même si c'est plus difficile, peut se soustraire à la conformité héréditaire (en partie) ou éducative [alors que l'animal ne le peut pas — encore un propre de l'humain, et même un sacré propre —. Par exemple, le castor a-t-il même une seule possibilité de ne pas vouloir faire des barrages quand cela est nécessaire ? Peut-il rêver de devenir puce ? La poule rebelle finit-elle par s'envoler plus loin que le bout de son bec pour aller là où le soleil se lève ? Le singe lui-même dans sa jungle aura-t-il l'idée de se regarder dans un bout de verre qui traîne et qui bien disposé peut lui renvoyer son image ?...].

A notre époque tout devient plus net : même des hommes se sentent femmes jusqu'à se faire opérer, même des femmes en hommes.

Le bébé naît, mais avant lui il y a eu un fœtus, et avant encore un embryon, et même un zygote qui fut le fruit d'une rencontre forcée, amoureuse, cultivée, insistante, érotique, heureuse, inconsciante, folle, inopinée [on remarquera qu'à part la nécessité viscérale (sans même parler de viol) où généralement le mâle fait valoir une pseudo supériorité sur sa partenaire, l'accouplement ne se produit pas obligatoirement après une simple parade en période de chaleur – certaines espèces dites évoluées comme le dauphin semblent copuler pour le plaisir, mais est-ce que la femelle impose parfois son organisme au mâle ? Je l'ignore –].

Le bébé est déjà garçon ou fille mais est-ce une différence fondamentale ? Non, car la fonction sexuelle, érotique ou reproductive, n'est pas encore éveillée et le sexe dans sa fonction urinaire n'est différent que par une conformité au sexe dans sa fonction reproductrice. Sans tomber dans l'ironie fade de la théorie du genre, cela n’empêche nullement les enfants de grandir comme des filles ou des garçons, même indépendamment de leur sexe et sans pour autant devenir des homosexuel(le)s.

En fait, les embryologistes le savent, le sexe est le même au départ puis il se différencie, l'un va s'invaginer et l'autre s'ériger. La forme est différente, la fonction est différente mais l'idée est la même [et ceci vaut aussi pour le monde animal. Ouf ! On se ressemble enfin... mais aucun animal n'aura l'idée de changer de sexe... et cela même si les jeux homosexuels peuvent exister, il n'y a apparemment pas d'animaux exclusivement homosexuels].


humain (II)

Histoire de l'humain

Un musée de l'humanité donc se justifie par sa mission : permettre d'en savoir plus non sur ce que nous sommes mais sur ce (que nous pensons) que nous avons été en rassemblant les données de la science sur le sujet. Commençons donc par regarder notre passé (enfin, ses traces apportées jusque dans notre présent et soigneusement immortalisées ou fortement ralenties dans leur dégénérescence matérielle).

Prêtons-nous juste à un petit jeu de logique (puisque c'est ce qui semble mener la science) en commençant par une observation des faits :

Je suis un humain, un homme même, qui descend d'un couple humain spécifique, couple constitué d'un homme et une femme qui étaient eux-mêmes chacun de leur côté humains, homme ou femme, qui descendaient de couples humains spécifiques constitués d'un homme et d'une femme qui étaient eux-mêmes chacun de leur côté etc. etc..

  1. Sachant qu'un couple peut produire une fratrie, une logique simpliste voudrait qu'on puisse remonter à l'infini en arrière jusqu'à ce qu'il n'existe pourquoi pas qu'une femme et un homme, deux humains capables de s'accoupler pour faire des petits humains [on admet qu'au début de la chaine qui mène à vous, ou à moi... l'inceste n'était pas immoral, et que la consanguinité ne conduisait pas à des tares : ce fut le cas dans les tribus ou les ethnies pendant des siècles sans que pour autant l'humanité dégénère...].
  2. Une autre logique plus abracadabrantesque voudrait que tous ceux de mon époque soient issus de la mutation d'une population de presque humains qui auraient muté tous à peu près ensemble, presque humains qui bien avant étaient presque autres choses, qui bien avant encore étaient presque encore autres choses qui bien avant avaient été [... ...] qui avant avaient été des êtres unicellulaires qui avant n'étaient pas, mais ils (qui ?) profitèrent ( ?) d'une opportunité plus que hasardeuse pour commencer à être abandonnant ainsi leur unique caractère chimique...

[Pour le point 2, on relit curieusement la chose dans l'autre sens pour expliquer avec logique la vérité qui découlerait d'une progression rétrospectivement très bien ... pensée à l'époque actuelle, mais non pensée dans sa mise en place au jour le jour et qui porte aux nues l'être le plus complexe qui soit tant dans sa physiologie (équilibre instable) que dans son organisation psychique (fragilité).]

Bon, je ne possède pas la solution explicative de notre présence avec la Terre, mais je ne suis pas satisfait non plus ni convaincu du bien-fondé déductif des travaux d'observation sur le terrain (le fameux maillon manquant entre nos cousins et nous (dans ma famille le cousin c'est le fils du frère ou de la sœur de mon père ou de ma mère. Si on veut m'expliquer que je descend du singe... là je ne sais pas, mon grand-père ayant eu des apparences totalement humaine me parlait de son grand-père en des termes qui ne prêtaient pas à confusion, il était un homme...

Je ris un peu, mais je ne comprends pas qu'on cherche un rapport familiale entre l'animal et l'humain, il y a là un postulat totalement gratuit et sans fondement autre que la logique évolutionniste. En même temps le créationnisme dans son flou trop artistique ne me parait pas non plus très fiable...

Le temps

Il est une évidence : il existe une dimension non spatiale qui nous permet de comprendre que le monde n'est pas statique, minéral, stérile puisqu'il n'est pas figé. Cette dimension c'est le temps (4e ou pas n'est pas la question, on n'est pas dans des considérations mathématiques quoi qu'on veuille nous faire croire par-ci par-là).

Il va de soi que la voie 1 et la voie 2 ci-avant ont deux points communs :

L'exercice 1 ne porte pas sur la même chose que l'exercice 2, on ne peut donc les comparer :

[Remarquons que ni le créationnisme, ni l'évolutionnisme ne pose vraiment la question de la poule, du coq et du descendant, base qui rassemble pourtant l'espace (formes corporelles spatiales) et le temps (métamorphose au fil des ages et notion de descendance avec disparition (mort) des ascendants)... J'ignore totalement si la solution à notre question est là, mais c'est peut-être une piste à suivre.]

La notion de temps est fantomatiquement la même dans les deux cas, et cela par sa linéarité bornée c'est-à-dire avec le besoin d'un départ, d'un temps 0, dans notre conscience. Dans le cas 1 on se rapproche d'une suite d'instants présents (pas d'antériorité fondamentale) alors que dans le cas 2 on force un peu l'antériorité par la logique : un être aussi complexe que l'humain ne peut avoir été matérialisé d'office.

[Le présent existe nous le rencontrons en permanence... Le passé n'existe plus présentement..., il n'est que la trame des présents réalisés. Le futur n'existe pas encore présentement..., il n'est que l'hypothèse factuelle d'une réalisation potentielle, nécessaire ou hasardeuse.]

Il est très difficile de ne pas penser autrement qu'avec la notion de temps, d'où un concept d'évolution (la flèche du temps qui passe) qui semble plus fiable qu'un concept créationniste (un temps présent qui s'éternise). Si le créationnisme s'amuse de l'évolutionnisme avec l'histoire du scarabée bombardier, l'évolutionisme tourne en dérision la spontanité créationniste. Quoi qu'il en soit les deux demeureront des théories, voire simplement des dogmes, tant que le fait ne sera pas avéré... [et comment le pourrait-il sans une objectivation par compression du temps dans l'instant ?].

Le temps 0 pour la physique rejoint le temps 0 de l'évolutionnisme (exercice 1) : le Big Bang [avec tout de même la question incongrue : "Et avant le Big Bang ?"...]. C'est normal puisque la notion de Big-Bang ou plutôt l'idée de Big-Bang est née de considérations strictement physiques.

Comment alors comprendre le temps si on ne comprend déjà pas la vie en tant que telle, en tant que force ou plus précisément en tant que monde de forces, en tant que milieu ?... Une science qui postule le vivant sur une base inerte sait-elle quoi que ce soit à propos de la vie ? Peut-elle accéder richement à la notion de temps ?

Le nombre d'ouvrages sur le sujet "temps" laisse percevoir qu'il s'agit d'un mystère très profond et qui n'est pas simple d'éluder la question avec des théories qui le ramène à une sorte de sous-produit du milieu physique vu par la lorgnette de sa spatialité et de ses forces. L'espace, qui fait couler moins d'encre parce que plus objectivable sans doute, n'est pourtant pas plus clair en terme de pensées que le temps... Les questions "qu'est-ce que le temps ?" et "qu'est-ce que l'espace ?" se rejoignent indubiltablement.

Or, si l'on veut comprendre l'humain, il faut comprendre :

Pourquoi ai-je insisté sur le ET entre les deux points ? Parce que le temps a besoin d'une conscience pour exister dans sa linéarité sinon, il ne serait qu'un éternel présent figeant l'espace, un éternel point soumis à une métamorphose telle une mouvance sans mouvance :


Pour voir d'autres images on peut aller sur le site en cliquant sur l'image (c'est un TPE d'élève de terminal en France).

L'impression de mouvement dans cette image vient de nos yeux qui ne connaissent le repos que dans leur nuit (et encore ?...) : ils bougent par rapport à l'image comme s'ils parcouraient sans cesse une tout petite zone dans l'ensemble de l'image [ceci dit, en quelques secondes de fixation, plus rien ne bouge]. Notre conscience saisit donc un mouvement qui n'existe pas à cause de la perfection de nos sens (ici la vue) et de l'incapacité chronique de notre intention à contrôler notre volonté : on sait que rien ne bouge et on a beau se le dire on ne peut résister longtemps à figer vraiment l'ensemble, ce qu'on "voit" (tout et parties) car on veut s'y promener du regard pour voir que justement ça ne bouge pas. Pour arriver à constater que nos sens ne nous trompent pas il faut fixer d'une certaine manière le temps en s'oubliant dans l'image (vision panoramique, les fameux bâtonnets)... Le moindre mouvement oculaire qui impose une mise au point localisée relance la machine autour des centres qu'on ne fixe pas !

humain (III)

Vue sur FaceBook
Mouvement sans mouvement (succession d'images...)

Le mouvement

Notre lien au temps est bien moins ténu qu'il ne peut y paraître de prime abord. Une petite réflexion sur la cinématique peut nous aider à comprendre cela.

Pour aller de A à B (parcourir une distance linéaire d) il faut un certain temps (t). On parle alors de vitesse et l'on écrit l'expression de cette vitesse en fonction du temps et de l'espace :

v = d/t

On dissocie l'espace et le temps puisque l'un et l'autre sont l'objet de mesures différentes ; on met leurs mesures en rapport (mathématiquement par une fraction, c'est-à-dire une division, une sorte de relation dans l'opposition de quantités aux qualités différentes ici).

Mais tout le monde le sait, c'est la notion de vitesse qui est première....

En effet, c'est elle qui nous invite à connaître d et t comme deux entités distinctes. Si la vitesse est nulle, immobilité, la distance n'a plus de sens et le temps pour la parcourir non plus (il est in-fini, il ne peut se compter, se mesurer puisqu'on ne peut quantifier que ce qui est fini).

On extrapole facilement en disant si d = 0 quelque soit le temps pour aller de A à B (donc rester sur place) on aura (V = 0)/(t = 0) unité de distance/unité de temps (km/h, m/s, hamburger/min...). On extrapole plus difficilement en disant que si on va très très lentement pour parcourir une distance si faible soit-elle, on aura V = d/(t très grand) qui tendra vers 0 plus t grandira.
De plus, si T (temps de parcours) est nul on ne peut plus connaître la vitesse vu que la division par 0 est impossible. Or c'est bien ce qui se passe pour l'instant présent... : vous êtes bien entrain de vous déplacer quoi qu'il en soit à 0, 100 km/h, ou 30 000 m/s, ou encore 5,5 mm/an entre maintenant et maintenant... Non ?

[Parcourir 1 mm en cents jours revient à adopter une vitesse moyenne v de 1mm/100 jours, ce qui donne 10-6/100*24 = 0.000 000 000 416 km/h. Ce n'est pas loin de 0 mais ce n'est pas 0 km/h ; la différence c'est qu'il y a eu du mouvement !]

Ce qui compte est donc le mouvement... et non la réalité de l'espace d'un côté avec la réalité du temps de l'autre.

Quel rapport avec l'humain ?

La vie, c'est tout. La vie c'est le mouvement en continu, toujours, et quand rien ne bouge plus, on est mort, le corps ne peut plus servir. Les autres le voient : il ne bouge plus, il est mort.

Citons wiki mort :

La mort biologique résulte de l’incapacité permanente d’un organisme à résister aux modifications imposées par son environnement. Cette définition permet de définir en miroir aussi ce qu’est la vie (dans sa définition la plus large) : la capacité à maintenir son intégrité malgré la pression de l’environnement (homéostasie).

La vie par négation de la mort, autrement dit la vie par défaut d'inertie... [Si vous lisez l'article wiki vie, vous suivrez peut-être le chemin vers qu'est-ce que la vie, ouvrage de Erwin Schrödinger ( physicien, philosophe et théoricien scientifique autrichien).]

Un musée de l'humain idéal

Un musée de l'humain devrait donc faire de la vie sa part principal, ce serait déjà un premier pas. Car la vie représente ce que nous partageons avec l'ensemble des règnes vivants (SIC). Cela signifie une chose : nous pouvons perdre la vie comme tous les êtres vivants, c'est-à-dire que quelque chose nous est retiré qui fait que ce qui nous a construit ne tient plus et le corps retournent entièrement vers l'état minéral (terreau, puis quelques poussières purement minérales, gaz carbonique et eau principalement).

Pour comprendre la vie de l'humain il faut la comprendre sous toutes les coutures qui nous apparaissent, qui se manifestent à l'extérieur de nous-mêmes des bactéries aux animaux en passant par les champignons et les plantes, sans oublier les protistes et les archées. [Ainsi rien que ce point de vue, puisque certains élément de sa vie ne concerne que lui, l'humain pourra se dire qu'il est le 7e règne vivant.]

Un humain, c'est aussi une merveilleuse dose de sensibilité à des sensations naissant de ses perceptions, extérieures ou intérieures, voire de ses rêves. Un musée de l'humain devrait donc faire le tour du lien que l'humain entretient avec l'ensemble de son environnement et comment il est capable de vibrer avec la musique ou des images, des odeurs, etc. jusqu'à en être troublé, jusqu'à se pâmer devant la beauté [je ne sais pas si on a relevé des pâmoisons chez l'animal et si on a analysé les rythmes cardiaques des animaux lors par exemple des rencontres "amoureuses". On connaît les danses, les parades nuptiales, les liens solides qui unissent mâle et femelle chez certaines espèces, mais a-t-on remarqué un trouble intérieur comme le coup de foudre ou aussi seulement l'émotion liée au sentiment amoureux, le vécu de l'intériorisation du lien ? On connaît des histoires de chiens vis à vis de leur maîtres humains (ce n'est pas de l'amour éclairé ou ressenti c'est plutôt un bien-être puissamment ressenti...) mais au sein des espèces... ne serait-ce que l'amour filial après l'émancipation, en a-t-on trouvé trace ailleurs que chez l'humain ?...].

Cette sensibilité, l'humain a le besoin de la conscientiser et de l'exprimer à autrui, à n'importe qui, au monde par exemple. Il laisse des traces de son vécu partout (il suffit de regarder nos villes, nos lieux de vie qu'on veut embellir légalement (gestion par les mairies) ou pas (peinture ancestrales, soins aux maisons privées, tags et autres graphitis dans des lieux abandonnés (les arts de rue sont très souvent bien au-dessus de l'expression d'une colère rageuse riche d'une envie de simplement cochonner l'espace !)).

Ensuite, il faudrait que le musée de l'humain englobe aussi celui des sciences et des techniques car l'humain est créateur, le monde tel qu'il est ne le satisfait  pas, ne l'a jamais satisfait (déjà avec l'utilisation du feu, puis très vite l'isolement des métaux).

Au-delà même des applications techniques dans lequel il est entraîné par un tourbillon de perspectives, il est perpétuellement créateur jusqu'à aujourd'hui penser régir le vivant, ou plutôt la Vie.

Il peut être aussi désespérément créateur jusque dans sa façon de vouloir exprimer son vécu de façon non clonesque, photocopistique, sans chercher le copiage, la reproduction (ce que ne fait non plus aucune espèce animale) mais une façon personnelle de montrer ce qui s'agite en soi (mouvement) de ce que nous percevons (image).

Pourquoi cette obstination de Cézanne à représenter la Saints Victoire ?
Pourquoi cette obstination de Cézanne à représenter la Sainte Victoire ?

Qu'est-ce donc qui tire l'humain à toujours courir vers ce qu'il aspire à devenir ? Quel est l'aspirateur qui le motive à se bouger (mouvement évolutif des sociétés) ? Pourquoi les perspectives transhumanistes aveuglent-elles certains alors que d'autres n'y voient qu'une parte immense de notre lien au Réel ?Pourquoi ce besoin de spiritualité au-delà des croyances dogmatiques qui ont tenté (et tentent encore) de le porter, de le formater, de le fixer (mort) dans une espèce de définition stérile ?

Rien de tout cela ne fait partie du monde animal, c'est typiquement humain, cela veut dire que l'humain est un règne à part, pas seulement une espèce... ou alors c'est la plus stupide ! Le rôle du musée de l'humain devrait être de révéler :

Un musée de l'humain se devrait de mettre en valeur la grandeur, la faiblesse, la fragilité, la combativité face à l'adversité, la noblesse de cœur, la grandeur d'âme, etc., etc. qui habitent les gens dans la grande diversité des caractères, des comportements, des façons d'être et de ressentir sur la même base commune de perception.

L'humain, c'est plus de 7 milliards d'individus différents, c'est plus de 7 milliards d'espèces, tout ne logera pas dans un musée.... Il sera donc un représentant très partiel du Réel humain, voire un représentant très partial...

On a encore du pain sur la planche...


Mon vieux blog de scIence
← Découvrir
l'Association scIence
Mon vieux
Blog de scIence
réhabilité
Blogue-à-part →
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022
;

Texte(s) en cours de relecture/correction/réadapatation/(actualisation...)