Texte(s) en cours de relecture/correction/réadapatation/(actualisation...)
▲Plublication originale : 08 / 2016
catégorisée Anthropologie + Langage, étiquetée art pariétal, art rupestre, langage parlé, langage écrit, langage dessiné, sonotités
Publié le Wed, 17 Aug 2016 05:00:50 +0000
Bonjour chers lecteurs
Voici une capture d'écran (l'image est en lien avec la source) :
Il s'agit d'un dossier du site FUTURA-SCIENCES assez bref qui parle plus ou moins du sujet qu'il annonce (en fait on ne sait pas forcément grand-chose de plus après sa lecture).
Deux éléments ont retenu d'emblée mon attention : la première phrase de l'entête et la dernière. Cela a excité ma curiosité mais il faut dire qu'elle n'a pas été rassérénée par le développement de l'article qui reste d'une fadeur superficielle désagréable (enfin, chacun ses goûts).
J'ignore qui est ce chercheur en robotique qui a écrit cela, a-t-il des compétences en paléoanthropologie ? Je l'ignore, mais il semble répondre à une sorte de connaissance arbitraire sans doute issue de la culture cinématographique.... (ceci dit sans vouloir l'offenser).
Comment peut-on savoir quoi que ce soit du langage des hominidés ? Nous ont-ils laissé des traces ? Des enregistrements ?... Des tags ?...
"Il y a très longtemps, les humains ne produisaient que des grognements inarticulés."
Voici en guise de buffet une affirmation des plus péremptoires. Bien sûr le larynx n'est pas un organe simple et la formation des mots représentatifs de pensées encore moins peut-être.
Logiquement le langage a évolué, et il évolue encore nous le voyons bien. Des mots nouveaux "fleurissent" à la pelle comme autant de feuilles mortes. Ça, c'est le langage parlé, c'est de la parole, une forme de langage, le langage parlé, c'est-à-dire mis en forme par la voix.
Personnellement je vois l'art rupestre non pas comme une galerie présentant des œuvres mais comme un ensemble de représentations symboliques ou non, des gestes graphiques, un langage particulier et une extraordinaire faculté artistique.
Et cela m'interroge d'autant plus qu'on ne trouve guère dans les grottes ornées de gribouillis enfantins comme ces dessins d'adultes peu compétents en art graphique souvent plus pauvres que les œuvres de leur petits...
L'enfant sait parler avant de dessiner. Bien sûr on dira ""oui mais il ne maîtrise encore pas le geste..." et pas vraiment la parole. C'est certain, mais pour dessiner une chose aussi précise que ce qui compose les œuvres rupestres il faut maîtriser non seulement le geste, mais aussi la représentation et la perception en 3D... (voire les œuvres de Lascaux qui sont des anamorphoses). Et pour posséder tout cela, je pense qu'on peut affirmer que l'expression parlée est à la hauteur de l’œuvre graphique ainsi que la pensée de l'artiste.
L'expression graphique est un moyen pratique pour ceux qui ne savent pas lire/écrire mais qui ont au-delà de cette "lacune" (totalement contemporaine...) un langage intellectuel, mais on n'atteint un tel niveau que celui des grottes ornées que par un long travail, un exercice, une culture de la chose, en confrontant des idées, des techniques et en les exploitant.
Nous, hommes préhistoriques, savions sans doute faire autre chose que de nous exprimer par des grognements pour arriver à une telle qualité artistique (enfin, qu'on voit aujourd'hui sous ce terme). Les phrases n'avaient sans doute pas la structure complexe qu'elles ont aujourd'hui après l'académisme et le formatage scolaire qui en descend. Mais nous-mêmes, humains contemporains, savons qu'il n'est pas nécessaire d'aller à l'écriture pour savoir parler de même qu'il ne faut pas connaître l'écriture musicale pour chanter. Tout cela ne dépend pas de technique, d'intellect, de facultés cérébrales données, cela vient du dedans de l'être qui va aussi savoir améliorer, fluidifier, purifier, etc..
Dans les meilleurs des cas le langage sonore animal s'étend au même titre que son langage corporel : une série d'attitude liè à un support (sonore ou corporel). L'animal n'a pas de compétence artistique et apparemment il n'en a pas acquises au fil du temps ni eu besoin d'en poser ou d'en créer...

Je n'ai pas de réponse à formuler quant à l'origine du langage. Je ne comprends pas comment on peut penser que ce sont des grognements qui faisaient le lot des conversations préhistoriques pendant les belles soirées d'été. Échanger a sans doute pourtant été à la base de la relation humaine dès les premiers temps. L'humain avait ses capacités comme le cheval les siennes... Il n'y a pas eu d'humains stupides qui puissent se dire un jour « Tiens pourquoi ne pas se faciliter la chose en inventant le langage ? » une fois sorti des aïe, ouille et autres gloups ou fuck... Il faut déjà avoir l'intelligence pour cela !!!
.La cellule souche est à l'origine, peut-être, et encore seulement en tant que fonction. La cellule est un principe métabolique : avoir la matière qu'il faut pour pouvoir assumer la fonction, donc "être" capable d'intégrer le nécessaire et se libérer du déchets. Cela n'a rien à voir ni avec le langage ni le ressenti, ni l'intelligence, cela a à voir avec ce que la science refuse d'admettre comme étant la VIE.
Le niveau graphique des œuvres rupestres nous atteste (à la lecture d'aujourd'hui) que le sentiment était très éveillé, peut-être plus qu'aujourd'hui (méfions-nous des généralisations).
Les oeuvres de Lascaux représentent des animaux non présents dans l'environnement, mais aucun rennes qui, pourtant, étaient le quotidien des artistes comme en atteste les restes osseux où les graisses des lampes (seuls éléments permettant de dater Lascaux puisque les œuvres ont été réalisées avec des pigments minéraux inaltérables et sur des surfaces adaptées en des lieux adaptés : ces gens savaient ce qu'il faisaient...).
Le langage individuel possède son origine au niveau du cœur, c'est-à-dire au niveau du sentiment, là où l'on met le doigt en disant "Qui ?! Moi?..." Ce n'est pas la tête! Elle, elle façonne les pensées qu'on exprime en mot adéquate. C'est bien de la poitrine que s'échappe le souffle qui porte les mots. Ils existent avant que le larynx ne vibre, avant que la gorge ne courbe le souffle, avant que la bouche façonne l'air qui va les porter à l'extérieur.
Le Oh quand on s'étonne, le Ah quand on s'émerveille, même le hUe pour lancer la bête de trait ou le hÉ quand on veut se démarquer sont communs à tous les peuples. Ce sont des sons presque archaïques. Les autres sons exprim(ai)ent aussi des archaïsmes descriptifs qui ont du jaillir des poitrines préhistoriques sans concertation académique... à une époque où ceux qui vivaient là ne croisaient jamais ceux qui vivaient ailleurs.
Observation : je ne sais pas siffler, j'apprends, je sais et par la suite je sais très vite tout ce qu'il est possible de faire avec le sifflement, et même au-delà, cela dépend de ma fantaisie créatrice.
L'enfant qui dans sa seconde année se met à parler n'apprend même pas, il reproduit ce qu'il entend. Puis il fera naître des mots dont il se gargarisera en saoulant un peu son entourage parfois amusé. Et tout à coup ou presque le flot surgit, le vocabulaire fait son nid, les phrases viennent, portant la richesse du langage. L'enfant n'apprend pas (pas intellectuellement) il reproduit il imite, il ne répète même pas sauf si ça lui chante...
Comme dans l'observation ci-dessus, pour parler il a suffit que l'enfant mette en place LA parole, trouve à mobiliser sa voix volontairement (c'est-à-dire avec son potentiel d'action propre à lui).
Et les titres et entête de l'article nous invitent à penser que les premiers hominidés grognaient !...
Ils avaient peut-être une autre voix que nous, moins façonnée, elle était peut-être comme le dit Monsieur Oudeyer ''inarticulée'', peut-être que des sons qui venaient du dedans, des I, des A, des O, etc. et peut être des Oin (on ajoute la nasale), des Han (on ajoute l'aspiration avec le H qui s'apparente plus à une expiration...). Mais ceci ne peut-être que pure spéculation... pour satisfaire le besoin d'une progression, d'un darwinisme étrange, car on n'imagine pas que le langage soit issu d'un tout préalable...

L'article cité en référence du précédent article (chapitre) nous invitait à penser trouver dans les robots que nous tentons de faire parler une sortons de moyen de découvrir l'origine du langage humain. Nous avons vu que l'auteur s'appuyait sur un présupposé osé... Et il n'y a pas que lui puisque tout l'évolutionnisme s'appuie sur ce genre de présupposés :
la parole doit se construire, elle doit venir d'une structuration des sons.
Mais déjà on bloque un peu en observant qu'on passe du son CH(e) à G(e), ou de F(e) à V(e) en mêlant un peu de voix à la consonne. Ainsi les consonnes s'apparentent bien à des bruits (des sons !)des choses qui sonnent plus ou moins, mais la voyelle, elle, n'appartient qu'à la voix ; on ne trouve pas vraiment de voyelles dans la nature, par de sons (bruits) identiques à des voyelles, ne serait-ce qu'une seule, souvent c'est nous qui l'ajoutons (cl(i)c, cl(o)c, cl(a)c, mais pas cl(è)c, encore moins cl(eu)c...=.
La voyelle est la forme pure du son de la voix humaine. Et même le son hou du hibou, voire la longue plainte du loup, n'est qu'un souffle imitant notre vocalisation ou. Les cordes vocales ne sont pas une affaire humaine typiquement, elles existent chez les animaux qui émettent des sons en façonnant l'air qu'ils propulsent par leur gueule.
Ce qui est remarquable chez l'humain, ce sont la tessiture et l'amplitude couverte pour l'expression. L'affaire vibratoire promut par les cordes vocales représente une part infime (la porteuse pourrions-nous dire) dans le son émis. Nous en reparlerons je pense.
Pour la langue française (chacun peut adapter à sa propre langue, d'autres sonorités existent mais elles entrent toujours dans la même liste) on peut ainsi distinguer différents styles de sonorités dont le bruit semble à l'origine (chaque série est non exhaustive car il peut y avoir des nuances d'accentuation, comme par exemple du painG dans le sud de la France :
Puis déjà quelque chose se manifeste qui va plus loin que le son; on trouve quatre nouvelles séries qui accolées au groupe 3 forment une sorte de passage entre les 2 premiers groupes ci-dessus et un dernier issu de la voix pure :
À ses 6 groupes il nous faut encore en attacher un 7e sans lequel les 3e, 4e, 5e et 6e ne peuvent exister, un groupe typiquement vocalisé :
[Pour le groupe 7 on ne reconnaîtra pas l'ordre appris à l'école... pour les (bonnes) raisons suivantes :
On trouve donc une certaine articulation assurée par un groupe frontière entre des sons existant dans le monde naturel et des sons formables uniquement par un larynx ET un espace résonateur adapté. Ainsi le langage humain se déclinent en :
Personnellement je vois là un élément triple, une tripartition, propre au vivant (épiderme, mésoderme, endoderme par exemple).
Si l'on présuppose des grognements (pourquoi pas finalement ?), alors on peut se demander comment et pourquoi les mots peuvent être si proche dans leur sonorité du sens qu'ils ont, au moins certains car beaucoup se sont déformés avec les siècles. Dans cet esprit on peut penser aux éléments important de l'arbre pour le français, du Tree pour l'anglais et du Baum pour l'allemand.
Cette dernière allégation peut nous inciter d'ailleurs à penser que le mot aurait pu être à l'origine du grognement, celui-ci étant une tentative d'expression d'un sentiment, d'un ressenti à la vue d'un être ou d'un objet : objet → émotion → évocation → nom (et donc mis en forme du nom).
Seulement voilà, un robot n'a pas d'âme si ce n'est une part de celle de son concepteur, part qui va résider dans les liens existant entre les différentes parties qui constituent la "machine" et sa possibilité d'expression à l'intention d'un extérieur. Rien ne peut jaillir de son intimité qui ne réponde déjà à une image préalablement déposée, formatée, encadrée. Le robot n'a pas d'intérieur... Il est ce qu'on met en lui, un sac plein de ressources géniales issues du génie humain.
On parle transhumanisme, homme augmenté, H+ et on fait des robots humanoïdes comme si on ne se connaissait pas du tout, comme si on disait que le BigBang est à l'origine des pierres, des corps organiques (de la vie = développement, cycles), de la sensibilité (de l'âme), des êtres sur des bases qui ne sont finalement que des concours de circonstance... : l'évolution ne se suffit pas à elle-même pour avoir intégré d'emblée l'idée d'harmonie associée à celle d'équilibre dans un contexte de développement entre naissance et mort. Il faut être plus croyant que les croyants pour penser à l'évolutionnisme darwinien. Mais c'est un autre sujet...
Oui, je sais, c'est ce qu'on pense... mais tout le monde n'a pas le devoir d'être "on" et la pensée non formatée existe... et tant qu'il y aura de la vie pensante quelque part, il y aura de la pensée libre... (ce qui ne signifie nullement des divagations anarchiques, chaotiques, allégoriques, oniriques, etc., mais même tout cela ne peut s'appuyer que sur une pensée libre... créatrice !)
Voilà ce que les robots peuvent nous enseigner : la matière inerte (un robot est jusqu'à présent un tas de matière inerte) ne possède rien qui lui soit intérieur, qui lui appartiennent en plein ; son intérieur est une apparence qui lui vient d'un extérieur à elle... la matière.
