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▲Plublication originale : 02 / 2016
catégorisée Énergie + Énergie créatrice, étiquetée paradigme, thermodynamique, énergie libre, matérialisme, vivant, Amour, spiritualité
Publié le Sat, 27 Feb 2016 07:33:58 +0000
L'énergie libre... voilà le sujet qui fait vibrer nerveusement les financiers, qui fait rêver de paradis les fanatiques éclairés, qui fait sourire en coin les scientifiques rabat-joie ; les autres ne se posent pas de questions...
Les premiers ne veulent pas que soit mis en péril leur mine d'or. Les seconds pensent à tout ce qu'ils voudraient faire sans limite à cause de l'énergie et de son coût qui, pour l'heure, rapporte uniquement aux premiers, les troisièmes savent que l'entropie régnante ne peut qu'infirmer l'espoir et la quête des seconds en comptant en même temps sur quelques subsides des premiers.
Bref ici on tremble, ailleurs on plaide pour, autre part on crie au fantasme.
La consistance argumentaire est chez les troisièmes ; ils brandissent les grands principes de la thermodynamique, car le terme énergie est bien sûr une histoire de thermie si je puis encore m'exprimer avec ce terme tombé en désuétude car trop lié à l'image calorique de la chaleur ; il est surtout peu pratique et aussi ambiguë que la calorie puisque celle-ci, maintenant rapportée à des joules n'a pas de constante normalisable même si le système des mesures actuel la centre sur une équivalence à 4,1868 joules :
1 thermie = 1000 kilocalories ? 4,1868 . 106 joules
(Et on peut aussi transformer nos watts-heures en joules :
1 watt-heure= 3 600 joules.)
Le joule est pour sa part défini très précisément comme étant le travail d'une force motrice d'un newton dont le point d'application se déplace d'un mètre dans la direction de la force.
1 J = 1 N.m
ou encore le Newton étant lui-même un raccourci, si j'ose dire, 1 J = 1 kg.(m/s2).m (soit kg.(m/s2).m* en unité du système internationale.
Je fais exprès de ne pas raccourcir mathématiquement en kg.m2/s2 car on pourrait changer la qualité en formalisant J = kg.v2... soit énergie = masse . vitesse2... (par exemple E = mc2. Ce faisant, ce n'est pas faux, on trouble un peu les choses... Pourquoi ? Simplement parce que dans l'idée de départ on a énergie = force . distance, c'est-à-dire le travail d'une force, c'est clair, compréhensible. Élève, j'avais du mal à comprendre ces différences de conception pour une même chose surtout quand on me rajoutait la quantité de mouvement, p = m.v : est-ce que énergie peut être p.v ?... Oui.
Le joule (1 J) serait ainsi l'énergie mise en œuvre lors du développement d'une unité force (1 N) sur un mètre (1 m).
Ou encore, le joule serait l'énergie à mettre en œuvre pour accélérer une unité de masse (1 kg) de 1 unité d'accélération (1 m/s²) sur une longueur d'un mètre (1m).
On rapporte donc l'énergie, produite ou à déployer, comme étant un produit de force et d'espace, c'est-à-dire que l'énergie assure ici le lien entre la force et l'espace.
Voici une belle triade : énergie, force, espace. Aucun de ces termes ne peut s'imaginer sans les deux autres dans le contexte énergétique :
Les duos eux-mêmes ne mènent à rien :
Les trois vont donc de paire si on peut oser ce jeu de mots, ils sont inséparables même si le physicien a pu établir une relation d'égalité en terme quantitatif : l'énergie d'un côté et de l'autre l'espace et la force.
On peut passer la partie suivante (vert) si on est pressé...
Il serait intéressant de chercher dans quel esprit on pourrait bâtir les deux autres situations possibles. Cela va paraître un peu abscons au début d'établir de telles relations mais à tenter la chose, on ne risque pas grand chose si cela n'aboutit pas... Par contre si cela aboutit on peut en sortir grandi !
1 J = 1 N.m : la relation officielle, monde des grandeurs mesurables, mathématiques. L'égalité s'appuie sur un produit que les chiffres valideront sans faute. On utilisera cette relation d'égalité (équation) au besoin pour quantifier soit la force soit l'espace en fonction des deux autres s'ils sont connus, donnés ou possibles.
Pour les deux autres relations (N=J/m et m = J/N)nous sommes en présence de rapports à peine curieux si on essaie de mettre un signe égal (=) entre les termes ; cela rapporte l'équation ci-dessus à un jeu algébrique, rien de plus.
Par contre on peut utiliser le signe ''identique'' (?) pour indiquer une direction quant à l'esprit qui peut nous motiver à trouver une réponse (à quoi ? à la qualité qui s'exprime). Il va nous falloir perdre ce qui donnait sens à l'égalité (les nombres) pour ne garder que les qualités, ce qui pouvait être quantifié (la grandeur) ; reprenons-les dans l'ordre inverse, les rapports puis le produit :
Observons donc plus profondément ces trois propositions dans leur aspect qualitatif.
N = J/m et m = J/N sont des rapports. En ce sens ils installent une relation de proportionnalité, de positionnement entre eux. L'état fondamental force ou l'état fondamental espace sont ici ramenés (rapportés) à une relation comme en musique où la demi-corde donne l'octave de la note fondamentale obtenue avec la corde à vide l'absolu de la longueur ne compte pas, elle n'a aucun sens, la demi corde apporte l'octave !
Les trois grandeurs en lice ici sont fondamentales, l'une ne porte pas davantage la réalité que les autres mais quand on voit un rapport il faut se dire qu'on se place en situation de différencier, séparer, désunir des grandeurs entre elles qui appartiennent à une même agrégation, ici la triade force espace énergie.
Pour l'exemple de la musique, on agrège une chose (la corde), un fait (la limiter) et un acteur (le musicien). Pour faire une note particulière (émission sonore liée au monde physique et à la nature physique des éléments mis en commun), le musicien fixe une longueur déterminée de corde qu'il va solliciter (par pincement ou frottement) : il établit ainsi un rapport entre la corde à vide et la part qu'il souhaite en utiliser (on peut penser aussi cela pour les instruments à vent)
Il en va de même avec nos J, N et m. La force sera le résultat d'une action énergique dans un espace donné, et l'espace (distance parcourue) sera la conséquence de l'action (force) énergique entreprise.
Une grande énergie mise en œuvre dans le cadre d'une force faiblement actrice manquera d'efficacité en terme de mouvement : si vous chauffez (énergie) un objet, son poids (force : masse soumise à la gravitation diminuée de la poussée d'Archimède liée au milieu qui baigne l'objet) ne sera guère concerné, l'espace lié à l'objet n'aura guère d'influence sur le poids (dilatation et donc légère augmentation de la poussée d'Archimède). Par contre il peut résulter de cette même dilatation une force extraordinaire par l'intermédiaire d'une pression par exemple (serrage libre d'une pièce froide dans une pièce à température ambiante ou chaude par exemple qui devient dur quand les températures s'harmonisent).
La proposition 3, celle qui en fait nous intéresse au plus haut point, est amusante... : l'énergie est identique à un produit de force et d'espace. Amusante oui mais pourtant c'est bien cela qui se produit quand on observe par exemple le résultat de l'énergie cinétique avec choc c'est-à-dire limitation brutale de l'espace d'expression. Il se dégage une force d'impact.
Tant que l'espace n'est pas limité, on est en inertie comme en aurait convenu Newton, et l'énergie cinétique n'a alors de réalité que ... potentiellement ; elle prendra par contre pleinement sa réalité lors du choc, c'est-à-dire, quand son vecteur devra changer de milieu, d'espace (au CERN, on communique de l'énergie aux particules avant de la transposer, par le choc sur d'autres particules, en pouvoir de destruction).
L'énergie n'est pas à la base, mais elle existe comme les deux autres à la congruence des trois : énergie, force, espace.
Fort de ce préambule se pose alors la question des limitations
Si l'on considère l'espace cosmique limité par le fond cosmologique alors effectivement l'énergie libre semble ne pas entrer dans le cadre (sous la réserve expresse que nous ayons tous les éléments en mains...). Il faut prendre ici ce qui en fera défaut tôt ou tard pour l'utiliser ailleurs. C'est le monde de l'entropie : le chaos s'installe au fur et à mesure que la chaleur se disperse, que l'espace grandit et que les forces, principalement la gravitation, s'épuisent dans l'expansion de l'univers (diminution en fonction du carré de la distance). Les "choses" cosmiques perdent leur lien, tout se disloque, plus rien ne coopère pour construire, l'espace part en lambeau (où ?).
Les forces n'ayant plus de raison d'être (que sont-elles devenues ?), l'énergie ayant atteint son point le plus bas par la dispersion (elle existe globalement mais sans concentration aucune), l'espace étant trop épanoui, c'est la fin du rêve : aucune énergie libre n'est venue sauver le monde...
En entropie maximum, il n'y a plus de centre de force, tout est déjà partie en loques. Ce n'est pas très gai (si cela a un sens...)
1 Les forces considérées par les physiques galiléenne, newtonienne et même quantique aujourd'hui s'appuient toujours sur une notion de forces centrales (même la force centripète...). Ces théories n'interrogent absolument pas une notion de forces périphériques qui seraient des forces 'confinante' et sans origine vectorielle, venant de nulle-part précisément et s'exerçant partout sans distinction, forces agissant depuis l'ensemble de la périphérie vers l'intérieur du système considéré.
Une physique du vivant comme celle que développe l'association scIence permet de s'ouvrir à de telles forces influentes jusque sur les systèmes physiques.
Après tout, une force est une force, non ?... Pour concevoir mieux comment se situent les théories qui ne sont finalement que des points de vue, des attitudes mentales et limitatives de considérations sur un sujet donné du monde physique (la nature, mais seulement dans son inerte !), on pourra lira : De la mécanique galiléenne à la relativité restreinte un T.I.P.E. de Julien Baglio, 2005, École Normale Supérieure). Ce texte assez simple, dans un cadre expérimental, permet de comprendre que tel fait qui est un mystère pour telle théorie s'éclaire à travers une autre qui simplement tente de voir plus large.
On pourra ensuite s'interroger plus avant sur le fait de considérer les théories comme des sortes de visions absolues, si aucune, ouverte à des forces périphériques, n'englobe celles qui éclairent presque parfaitement les notions physicochimiques du monde physique (Einstein les avait prédites...: les ondes gravitationnelles pourraient motiver des forces, encore centrales...).
Pour comprendre l'intérêt des forces périphériques il faut s'ouvrir à l'existence d'un milieu vivant congru au milieu physique qui forme la nature... simplement en dépassant la minéralité dans son inertie.
L'énergie libre n'a donc pas sa place dans un tel système de considération, il faut chercher ailleurs... enfin si on veut la trouver pour en parler !
Que fait-on quand on pense énergie ? On pense joules... c'est-à-dire, vous l'aurez deviné, qu'on pense, en même temps qu'énergie, espace et force physiques. Mais question simple s'il peut en être :
Quelle énergie est-elle nécessaire à la formation d'une feuille de nénuphar ou d'une aiguille de pin (ou tout autre organe ou organisme vivant, évidemment) ?
La réponse est rapide : aucune ! Aucune parmi du monde physique (car on peut dire qu'on a fait le tour depuis trois siècles, non ?)... Le monde quantique ?!!! Non, autant chercher une ordinaire aiguille de couture dans un tas de minerai de fer.
Aboutir à la forme ronde du nénuphar ou à la forme rectiligne de l'aiguille de pin ne demande aucune énergie physique stricto sensu. Même si, comme on le pense usuellement, la forme serait contenue dans les gènes, ces derniers jouant ensuite sur les molécules ; la matière va se confronter à des échanges d'énergie pour pouvoir assembler/empiler des molécules ad hoc, mais la forme elle-même, en tant que telle, ne prendra pas sa part de ce genre d'énergie (les formes moléculaires ne la justifiant tout simplement pas...).
Le sac en tissu (ou papier) dans lequel vous mettez des fruits se calent sur la forme physique que prennent les fruits dans le jeu de force qu'impose la forme et la matière du sac en cellulose. Les corps végétaux sont aussi limités par de la cellulose... mais celle-ci n'est pas un sac, c'est une peau qui se conforme à l'espèce : la graine est comme ça, elel germe comme-ci, la plante naît et développe son port comme-ci comme-ça. Les processus formateurs vivants appartiennent à l'espèce et en aucun cas à la matière ; il n'est même pas sûr qu'ils soient internes !
Nous aurons beau nous aveugler sur la limite de l'univers et sur les fondements hypothétiques de la matière, nous n'y trouverons jamais une once de pouvoir de vie, pour la simple raison qu'on observe juste le monde inerte.
Par contre il se passe bien quelque chose, chacun peut le constater sans aucun appareil technologique...
Publié le Sat, 27 Feb 2016 07:34:55<
On a soulevé en dernier point un aspect du monde vivant, mais restons encore dans le monde physique avec l'aventure de nos ampoules d'éclairage. Le watt tombe en désuétude car il n'est plus significatif de ce qu'il était avec les ampoules à filament :plus cela chauffait et plus cela éclairait. À l'époque des LEDs on a besoin de finalement très peu d'énergie calorique (ce qu'illustraient les watts-heure) pour obtenir de l'énergie lumineuse, l'échauffement est tout de même toujours en proportion avec l'éclairement. On quantifie l'énergie calorique toujours en watt mais pour être plus parlant, en termes de faculté d'éclairement, on a apporté les lumens pour l'énergie lumineuse.
Le lumen est une sorte d'énergie d'émission (si je peux créer ce terme.) L'énergie reçue par un capteur qui la quantifiera en lux sera de son côté fonction de la distance (au carré) entre source émettrice et le capteur récepteur. Parler de lux n'est pas pratique puisqu'il faudrait connaître la distance entre le récepteur et la source. On est donc bien avec le lumen dans une aptitude potentielle* d'éclairement mais on ne prend pourtant pas le lumen comme une quantification de l'énergie. [* Aptitude potentielle : cela pourrait bien définir une énergie]
On préfère attribuer l'énergie lumineuse à une longueur d'onde... et avec la pirouette Planck on quantifie l'énergie lumineuse en joules : E = h . ? où h est la constante de Planck et ? la longueur d'onde considérée en mètre...
L'énergie lumineuse ne dépend donc ici pas de la puissance de la source, mais d'une donnée attribuée au photon, quantum de lumière ou plutôt d'onde électromagnétique puisque couvrant la fourchette entre les rayons ? (gamma) et les ondes radio (c'est un peu comme si on quantifiait la chaleur propre d'un atome de carbone par exemple... ce qu'on fait en parlant de la capacité thermique, pour chaque élément ou corps composé, elle est mesurée en J/K (Joules par Kelvin)).
Les lumens étant donc en arrière-plan c'est par la quantité de photon émise qu'on est aveuglé avec une lumière trop forte qui consommera non pas de la force (celle-ci concerne la portée de l'émission) mais de ... l'énergie pure ! On parle ainsi de quantum d'énergie mais le réel qui s'offre à nous se trouve dans des proportions nettement plus importante.
Selon le premier principe de la thermodynamique, l'énergie déployée par une source atteint toujours quelque chose qu'elle transforme, ou bien elle se perd dans l'infini cosmique jusqu'à ce que... elle trouve de quoi se mettre sous la dent, quelque chose à transformer, quitte à tourner en rond pour y arriver :
« Au cours d'une transformation quelconque d'un système fermé, la variation de son énergie est égale à la quantité d'énergie échangée avec le milieu extérieur, par transfert thermique (chaleur) et transfert mécanique (travail). »
L'idée d'énergie actuelle, matérialiste (c'est-à-dire concernant la matière), repose en fait sur quelque chose de très fragile voire d'indéfinie... comme l'a souligné Feynman : « Il est important de réaliser que dans la physique d'aujourd'hui nous n'avons aucune connaissance de ce que l'énergie est. » [page 86 de Leçons sur la physique (Odile Jacob, févr. 2000) après une métaphore sur la conservation de l'énergie].
Qui dit système dit limite du système, cela évoque donc forcément intérieur au système et par extension, extérieur au système. Mais alors que devient le premier principe quand on prend le système cosmique dans son ensemble ?... Eh bien, c'est là qu'on nous parle d'une entropie qui saisit tout le système physique sous emprise énergétique, on ne parle plus d'extérieur sauf en tant que potentialité d'expansion de l'intérieur, d'un élargissement des limites.
Nos poumons se gonflent, ils jouent avec leur limite... mais ils le font parce qu'il existe quelque chose à l'extérieur qui doit entrer pour que l'intérieur puisse vivre, et ils profitent du geste pour mettre dehors ce qui (gaz) a du mal à y revenir (faible taux dans l'air qu'on respire).
Sans vouloir parodier Feynman, je dirais qu'il est important de réaliser que dans la physique d'aujourd'hui nous avons étendu empiriquement la limite du système à l'espace cosmique physique ; et j'ajouterai à propos du premier principe de la thermodynamique évoqué que, justement, c'est un principe... : il n'est vérifiable que par l'expérience, sans espoir de démonstration. Or dans ce domaine, l'expérience est ... impossible.
Si on a limité l'expérience, le principe est caduc ! Or les physiciens de l'époque de Carnot, s'ils ont fait un excellent travail, ont bien limité leurs expériences à la sphère physique, la seule qu'ils aient en fait pratiquée. Et l'expérience ici nous dit qu'effectivement ce qui se disperse d'un côté se retrouve forcément quelque part. D'où l'entropie si le quelque part n'existe pas.
L'énergie libre en tant que source énergétique à disposition sans préjudice ne semble donc pas possible. Mais...
Le préjudice aurait quand même lieu pour l'hypothétique matière noire qui absorbe indubitablement (en théorie...) cet excédent disponible en participant donc à l'entropie du système global, je n'ai rien à redire là-dessus. On se situe dans l'espace physique et donc tout, même le rien physique, est à considérer. Mais que l'énergie inutilisée soit puisée par cette matière noire, qui nous explique malgré elle que le premier principe est juste, ou par tout autre entité du système ne change rien à l'entropie globale. L'énergie libre dont on parle pour activer nos systèmes physiques est donc une énergie disponible, là où ne sommes pas !
En fait c'est exactement ce que veut faire la science technologique en plaçant une parabole géante au-delà de la Terre pour renvoyer vers celle-ci l'énergie solaire dispersée mais non utilisée (bon, ça ferait un peu d'ombre de temps en temps aux martiens qui de leur côté évoqueraient la possibilité d'une nouvelle lune pour la Terre).
Donc, dans le milieu physique, pas d'énergie libre, mais de l'énergie disponible. Si avec la parabole sur Terre vous voulez utiliser l'énergie, vous ferez une ombre qui privera le sol de la même quantité d'énergie que celle que vous utiliserez ; la parabole extraterrestre ne fera pas d'ombre dans cette histoire se contentera de concentrer l'énergie d'ailleurs pour la rationaliser en un espace plus petit (passons le rythme circadien et le positionnement/orientation de la parabole pour canaliser la lumière où on pourra la récupérer). Dans l'espace l'ombre ne grèvera pas la Terre de sa part d'énergie solaire, au contraire, de fait, la planète en recevra davantage : c'est de l'énergie gratuite (hors construction, mise en orbite, entretien, captage, génération d'électricité, etc.), et libre.
Capter pour la concentrer l'énergie lumineuse des étoiles du ciel nocturne offrirait aussi une énergie. L'énergie libre première est une énergie qui ne ferait pas défaut à la Terre. Une énergie libre seconde serait une énergie native d'une source autre que physique :
* voir en première partie
J'ai bien conscience qu'il peut paraître présomptueux de vouloir rajouter aux propos de Feynman, mais ce n'est pas de ma faute s'il a pensé sans doute très juste dans un système ... fermé. S'il eut été ne serait qu'un peu biologiste de cœur, il n'aurait pas dit les choses de la même manière. Comme nous le soulevions dans la première partie : la forme de la plante ne relève d'aucune énergie physique au sens ce qualificatif et donc enfermée dans un contexte à la Carnot ou à la Mayer.
Car ici le bats blesse sérieusement et gâche même le concept d'énergie. Il nous faut absolument sortir de l'obstination du matériel, et cela d'autant mieux qu'à l'ère de la physique quantique celui-ci bat de l'aile d'un côté. Mais il se bride l'autre aile et tourne en rond par trop de matérialisme, un matérialisme aigu qui devient étranger à notre existence propre d'humain, et ce faisant nous entraînons la nature sous son apparence au lieu de la manifester dans sa magnificence.
L'énergie est une quintessence de la nature. C'est notre chance. Elle n'est pas matérielle, mais le matériel en est imprégné.
Une énergie, c'est un pouvoir :
celui de mettre en œuvre ce qui est à disposition in situ pour transformer quelque chose in situ ou ailleurs.
Ce qui est à disposition peut l'être intérieurement ou extérieurement au système à transformer. Ceci n'est pas un postulat, c'est le fruit de l'observation :
L'énergie humaine semblable à celle de l'animal mais non identique, nous le comprendrons vraiment un jour. Elle est semblable pour ce qui est du corps mais même là l'humain peut aller plus loin, comme par exemple contre certains besoins, ou les différer et faire alors appel à d'autres ressources face au manque d'énergie inhérent à certains manques de matière ; il fait alors plus que puiser dans ses stocks comme on dit, voici un point commun sur lequel sur lequel l'animal passe bien plus difficilement outre.
Dans ce dernier ordre d'idée, l'énergie créatrice fait partie d'une énergie plus large de l'humain ; l'énergie que possède l'humain en propre est l'AMOUR. L'amour n'est pas que la copulation... (celle-ci n'est que la forme animale de la procréation), ce n'est pas non plus seulement le sentiment d'attirance d'un être pour un autre indépendamment du genre qui fait tracer ici ou là une paire de fesse surmontant un haut de cuisses féminin (eh bien quoi, vous ne saviez pas ? Le coeur n'a jamais eu cette forme).
L'AMOUR c'est le lien, le lien qui doit permettre de révéler ses deux bornes. C'est la reconnaissance du divin en l'autre (et on peut mettre ce qu'on veut derrière le mot divin). un Je qui (re)conaît, rencontre au autre Je (voire à la longue, 2, 3, 10, 100, etc. L'individu reconnait l'individu : un individu, c'est une chose organique (relativement) insecable, une chose vivante entière, une molécule (de Dieu) dont on peut retirer finalement pas mal de choses, sans aucun dommage pour la personnalité qu'elle abrite (d'où le relativement évoqué)...
Les fonctions internes sont indispensables en grande part si on veut pouvoir s'assurer le traitement de l'alimentation (système digestif), le traitement sensitif du corps et de la relation de ce dernier avec l'extérieur (système neurosensoriel), le système pulmo-cardiaque qui assume avant toute autre considération le pôle d'équilibre corporelle des deux pôles précédents, et en quatrième pôle, le sang qui devrait être pris comme un organe à part entière. Avec tout ça nous avons un corps humain, rien de plus.
En plus de ce corps qui ne servirait à rien sans ce qui suit, il faut, pour faire un individu humain, une faculté d'émotion (être saisi dans son immatérialité par les faits environnants) soutenue par la sphère cardiopulmonaire, une faculté d'interprétation et d'analyse (penser) soutenu par le neurosensoriel et une faculté d'action (assise sur le pôle métabolique). Regardez-vous objectivement, vous comprendrez très certainement ; et vous percevrez qu'il manque encore quelque chose, un élément tellement banalisé qu'on n'y pense généralement pas.
Avec tout ce que nous avons énuméré, encore, il n'existe toujours pas d'humain, juste un corps doué de vie et de sensibilité, de perspicacité pouvant être très fine et de capacité d'action pouvant être remarquable. Il faut à cet outil un pilote, et il est plus immatériel encore que les facultés dont nous avons affublé le corps humain. C'est le pilote qui peut agir (ou pas), penser (ou pas), sentir (ou pas). Cet élément nous ne désignons chacun avec le même mot (suivant notre langue). Patrick est le premier élément de mon identité, de ma différenciation avec les autres (même s'il s'appelle Patrick...). Qui parmi vous se parle à la troisième personne ? Quand ce cas existe nous y reconnaissons un état maladif. D'ordinaire chacun se nomme "Je"... c'est tout. Le sang est le support de ce je, le sang qui irrigue tout le corps, l'alimente, le réchauffe, le rend stimulable.
Je suis le cœur du cœur.
Rupert Spira dans "I am". (Lire le texte intégral)
Il existe un cas (absolument) remarquable d'une personne ayant vécu une mort longue en hypothermie, c'est celui d'Anna Bågenholm. Son médecin, qui au premier abord rencontre un corps mort en état d'hypothermie extrême, sait que les patients doivent être « réchauffés avant de les déclarer morts ». Le sang, qui a servi à tout faire dans cet exemple, est bien au-delà d'un vulgaire moyen de transport. Il reste le point d'ancrage de la vie, l'organe à tout faire sans rien faire lui-même quelque chose de particulier. C'est aussi au sang qu'on peut relier l'amour (via les histoires de cœur...).
Passage ajouté lors de la reconstruction du blog en décembre 2025.
Par lui, l'Amour, bien des choses sont possibles mais il ne faut pas se contenter de penser "je veux" il faut aussi et surtout vouloir intérieurement au-delà de l'intention, c'est-à-dire pouvoir entrer en activité ne serait que par une présence vraie du style "Je suis pour toi et non pour moi" (un exemple étonnant, merveilleux et actuel est Amma Amritanandamayi dont parle le film Un plus une de Claude Lelouche).
On est évidemment obligé pour considérer cela de se placer au-delà du monde physique. Et quand on atteint l'ouverture à ce monde "parallèle", désengorgé du "bourbier" matériel inflexible (ou à peine flexible) le monde entier prend une autre tournure. Le "je" qui est manipulable peut devenir, s'il est manipulé (donc sans plus de possibilité de représenter son propriétaire), un outil de destruction (guerres, attentats, terrorisme) par la simple ignorance de la valeur du "je" en l'autre comme en soi.
Il devient alors inutile de parler de Dieu par exemple comme d'un être supérieur ou illusoire perdu dans des confins de toutes façons inatteignables, l'être lui-même, ouvert, se révèle en tant que tel. La religion pensée, forcément étiquetée et finalement dogmatique, religion confessionnelle qui n'existe qu'au niveau physique devient inutile en tant que doctrine dès qu'elle est vécue (spiritualité) : Dieu n'est plus un barbu bien au chaud dans ses contrées célestes, il est à motiver, à mettre en œuvre, en nous. Sans doute est-Il confiné davantage dans la dynamique lumière que dans l'inerte obscurité...
En ce sens l'athée est souvent plus près de Dieu que celui qui prêche en son nom et souvent se met en porte-à-faux entre l'intention de son discours et ses propres actes (c'est un peu comme en politique, faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais !). Une version presque caricaturale de cela est vécue aujourd'hui par l'humanité à travers certaines sectes ou confessions plus ou moins anodines (au maximum destructeur on a les entités comme daech qui imposent dans la violence un nihilisme absolu des valeurs humaines ; au minimum constructeur, on trouve les confessions religieuses dogmatiques qui génèrent une bonne conscience avec récompense finale...).
C'est pour cela que celui qui pense être athée peut finalement être plus proche des autres parce que sans fard (à condition que son attitude et son discours s'accordent et qu'il ne joue pas le nihiliste...).
L'amour par exemple qui s'appuie sur une action pour l'autre est un pouvoir de se transformer qu'on offre à l'autre sans rien perdre soi-même et au contraire. L'amour est une énergie qui demandera des mathématiques bien moins matérialistes que celles-d'aujourd'hui si on veut un jour la mettre en équation (on pourra sans doute l'envisager à partir du moment où on sera pleinement capable de s'ouvrir à ce qui ne passe pas sous le microscope, ou bien en attribuant un certain sens à la division par 0...)
Diviser par 2 = on obtient la moitié. Diviser par 1 = on obtient la même chose. Diviser par 0,1 = on obtient 10 fois plus, par 0,01 : 100 fois plus. Je ne dis pas qu'il s'agit de partage ni donc de nombre de parts. C'est juste un rapport, et quelque soit la chose au départ (numérateur) cette chose est transformée d'autant plus qu'on tend vers 0 au dénominateur.
En prenant prend les nombres complexes de la forme z = a + i.b qui sont des nombres à deux dimensions, on étend la quantité (ordonnancement linéaire naturel) au plan. Pour ce faire on admet que z soit composé de deux nombres réels (a et b) et qu'il existe un nombre i (pour imaginaire) qui permet de proposer un pivot de 90° dans le sens antihoraire de l'axe des réels. z est donc fait de la valeur réelle habituelle à laquelle on ajoute une valeur transformée par i c'est-à-dire sur un second axe perpendiculaire à celui des réels.
Ce nombre i dispose d'une seule propriété qui le rapporte comme une extension aux nombres réels : i est la racine carré de -1... donc i² = -1 ce qui n'est plus de l'ordre des réels où un carré est forcément positif.
Les nombres complexes sont très « pratiques » pour des grandeurs globales multi composantes — en électronique par exemple.
Il existe peut-être une dimension à sens purement qualitative où se promène un nombre a à l'image de i (a pour amour...) ou ce a a pour réalité 1/0... Je n'en sais rien, mais cela m'étonnerait que ce soit des mathématiques orthodoxes. 😉]
Parenthèse ajoutée à la refonte du vieux blog de scIence
Il est sûr que les derniers paragraphes de ce billet ne font pas très scientifiques, mais c'est juste parce que la science est à l'heure actuelle enfermée dans l'étude du concret, fut-il parfaitement conceptuel pour certains domaines. L'amour est l'énergie de se relier sans direction, sans objectif, à l'image du Soleil. C'est un don de soi pour alimenter les autres, n'importe quel autre, un don qui alimente jusqu'à son producteur (qui dans un corps de chair reste soumis aux lois de cette chair jusqu'au jour où peut-être l'amour saura aussi transformer celle-ci).
Nous aurons beau chercher mille raisons obscures à la place que tient l'humain sur Terre, elles seront toutes caduques tant que la dimension de l'amour sera dépendant d'un dogme, d'une morale, il doit devenir inconditionnel et hors de toute confession.
Ce long chemin de soi vers chacun et de l'humanité vers elle-même possède son phare et son énergie en l'amour, voilà la première source vraie d'énergie libre. Il faut l'amadouer, la canaliser, la formaliser un peu mais pas trop, car elle ne tolère pas la contrainte dès lors que ce n'est pas le juste, le vrai et le bon qui l'oriente.
Une autre forme d'énergie humaine est aussi de savoir accueillir ce qui vient...
Avec mes remerciements pour votre patiente lecture de ce (trop) long billet. Patrick Roussel