Texte(s) en cours de relecture/correction/réadapatation/(actualisation...)
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Plublication originale : 01 / 2017
catégorisée Transhumanisme + Le Réel, étiquetée homme augmenté, IA, culture, écrans, geek, humain
👉 Transhumanisme
& monde numérique
VS
Le Réel 👈
ou
Entrée séductrice
dans l'ère du mensonge !
Vous ne saurez plus faire la part des choses entre le vrai et le faux quand la machine saura (presque) parfaitement faire la réplique imagée du monde réel, ou de la réalité.
Publié en 3 parties, la première le 22 Mars 2017
L'homme réduit... ou la VApO.
Un homme1 peut en cacher un autre, et il se peut fort que l'homme augmenté devienne en fait un homme réduit. Le rêve pourrait bien être, en fait, un cauchemar.
Défaitiste, moi ? Non, réaliste...
L'homme augmenté, ou le transhumanisme
Qu'est-ce que l'homme augmenté ? C'est une sorte d'inspecteur gadget qui sous de bons (ou moins bons) prétextes utilise des astuces (généralement) électroniques pour complémenter (d'où le terme "augmenté") certaines imperfections de notre nature corporelle et, voire bientôt, de notre nature cognitive.
Que se passe-t-il pour un humain faisant partie de la norme millénaire ? Ce n'est pas compliqué, il fait face au monde dans la limite de ses moyens en terme de perception (via les sens), de cognition (via son intelligence), d'action (via sa force) :
- On peut se mettre des loupes pour mieux voir ce qui est trop petit,
- on peut user de calculateurs là où le calcul devient trop envahissant (imaginons tout le temps qu'aurait pu gagner Kepler qui calcula toute sa vie sans même les logarithmes...)
- on peut stimuler ses muscles par des produits (év. illicites) ou en démultiplier les capacités par des moyens technologiques.
Bon, voilà on a fait le tour de l'homme augmenté... Ah non, il nous manque la puce d'identité pour nous affranchir des mots de passe et autres cartes ou passeports ; il nous manque celle de la santé, enfin celle qui nous dira que quelque chose est en train de flancher en nous ; il nous manque aussi la petite boussole GPS qui nous évite de nous perdre ou de simplement de ne pas trouver un chemin. Deux ou trois trucs encore peuvent améliorer la sauce des imperfections humaines (être tenu au courant de l'info en temps réel, savoir s'il pleut (ou s'il va pleuvoir), savoir où sont les bonnes affaires quand on passe à proximité, savoir qui cherche une âme sœur parmi les gens qu'on croise et si on peut faire l'affaire, etc. etc.).
C'est vrai qu'on semble limités et maladroits. Mais tout ce qui est imperfection ne serait-il pas qu'imperfection apparente ???
Imperfection parce que mal contrôlé ?... À travers ce blog nous avons déjà rencontré souvent les sens et la problématique qui existe entre ce qu'ils nous offrent et comment notre jugement s'en empare. Le plus imparfait dans l'histoire n'est pas souvent notre sens, mais bien ce que nous faisons de ce qu'il nous transmet. Votre œil voit ce qu'il voit, par exemple les clé que vous cherchez dans le fouillis de votre bureau, mais VOUS ne les voyez pas... Le voilà le responsable : c'est VOUS, ce qui s'est attaché à votre corps, ce qui l'a fait en grande partie aussi, ce qui le maintient en cohérence. L'organe sensitif, vous n'y avez sans doute pas eu beaucoup accès...
Regardons l’œil : les deux vôtres ont les plus fortes chances au monde de se ressembler dans leurs apparences à quelques détails près, et votre vue d'un côté et en gros comme celle de l'autre côté. Même si les cas existent, des yeux vairons ne sont pas fréquents et un œil myope et l'autre presbyte ne sont pas légions. En règle général le corps est bien fait, pas forcément comme on voudrait qu'il soit (jugement) mais il est bien fait (nature).
Et quand l’œil vous présente une image, il n'a aucun moyen d'en effacer les fameuses clés : elles sont là, dans l'image que l’œil va vous présenter 10 fois peut-être.
Alors on peut S'AUGMENTER en choisissant des lunettes gogole (R) qui seront capables, par un système de reconnaissance de forme, voire allié à un détecteur de métaux, de pointer via une grosse flèche vers vos fichues clés !... Et comme ça, plus de problème d'étourderie.
Est-ce un "plus" ?... cela reste à prouver...
Car que se passe-t-il pour vous, pour VOUS ? Eh bien, c'est d'une part la loi du moindre effort et d'autre part une reconnaissance de vos défaillances, de vos limites, de votre incomplétude ! Est-ce que les défaillances et les limites vont s'arranger sous le coup du moindre effort ?... Je n'en suis pas sûr. Et même, à (court) terme, c'est un recours facile qui ira s'élargissant que vous adopterez pour ces serviteurs zélés et technologiques qui commenceront par vous assister et poursuivrons leur tâches en agissant pour vous, en orientant vos désirs, vos pensées [aujourd'hui (2026) il en va de même avec l'IA].
Ce faisant, en croyant vous augmenter, vous risquez davantage de vous réduire...
Réduire à quoi ? Mais à votre aspect corporel. Vous ne serez plus qu'un corps, un corps en Végétation Assisté par Ordinateur, la VApO !
Quid de la pensée par soi-même ? Quid de la responsabilité ? Quid des progrès de votre personnalité ? Pensez-vous vraiment que l'homme augmenté soit un rêve d'avenir radieux ?
Dans un premier temps oui, le pouvoir de séduction de la machine...
HALTE ! Oui mais dirons certains on a beaucoup gagné à utiliser des machines au fil de l'histoire. La charrue par rapport à la houe... La machine à laver autonome par rapport à l'eau froide des rivières, la planche et la batte... Les lunettes, les prothèses, etc. etc. Ça aussi c'est de l'homme augmenté !
Je n'aurai pas l'outrecuidance de dire que ce n'est pas le cas, et c'est là aussi une question de limite, premièrement comme les lunettes gogole (R) inventée plus haut, c'est une augmentation externe qui au lieu de faire appel à nos capacités les amoindrit ou les remplace, les compense, les soulage et permet (peut-être et apparemment) de gagner en bien-être. Une prothèse de hanche, une opération de la cataracte, et on repart dans le monde dans des dispositions agréables et prometteuses. Mais pour cela on est allé jusqu'au bout... On ne se fait pas poser une nouvelle cornée en prévision de la défaillance de la cornée de naissance, idem pour une tête fémorale toute neuve.
Étant petit, mon grand-père qui posait ses dents tous les soirs me faisait rêver, moi qui allait bien trop régulièrement à mon goût sur la fichue chaise de torture du dentiste ! La valeur de sa personnalité a dû me marquer... Heureusement, je le voyais faucher à grands mouvements amples, réguliers et mesurés dans l'effort, pour une coupe rase nickel ! Mon grand-père était indépendant de ses dents, c'était chouette... mais il n'avait plus de dents ! Il était augmenté parce qu'il était réduit...
Réfléchissons bien à ce qu'on pourrait croire comme des "avantages" liés à nos progrès purement et uniquement technologiques.
À suivre d'ici peu... (dans une seconde et une troisième parties indépendantes, c'est logique vu le sujet, où nous traiterons de la "réalité virtuelle" (sic) et de l'homme (dé)connecté... Ainsi nous finirons par avoir une vue d'ensemble).
II) Réalité Réelle ou Virtuelle
Conséquence logique du chapitre précédent qui portait sur la VApO (végétation assistée par ordinateur), nous nous devons de parler de la réalité virtuelle.
C'est une sorte de concept un peu paradoxal (juste pour ne pas dire ... idiot). Car en fait, si une réalité s'appuie sur un Réel, que signifie un Réel Virtuel ?
On peut évoquer une Réalité Virtualisée sans trop de problème. Par exemple, une photographie, une peinture, une sculpture. Le fait de figer l'instant, ou d'idéaliser un être ou une chose, de composer même une image nous offre, en tant qu'image, une réalité qui n'est plus accessible, qui subsiste de manière purement virtuelle [voir ici une définition de VIRTUEL(LE)].
On peut penser tout aussi facilement à une Virtualité Réalisée : par exemple, les fractales (voir ici pour une explication et des exemples, certains sont commentés en note ci-dessous).
Ce qui est intéressant de noter est la différence d'aspect temporel selon qu'on table sur la réalité ou la virtualité. Lorsqu'on accède à une virtualité on fait un grand écart entre passé et futur et lorsqu'on s'inscrit dans la réalité, on .... la vit !
En effet pour créer une virtualité, on s'appuie sur une idée ou bien une loi, donc deux éléments qui ont été "arrêtés", "figées" à une époque passée et on tente de les étendre vers un futur onirique ou potentiel.
On ne crée pas la réalité : elle se vit au temps présent, pas besoin de long discours. La réalité est ce qui se réalise alors qu'on crée la virtualité.
La réalité virtuelle est donc une réalité (un vécu) non conforme à l'expérience directe mais placée dans un cadre artificiel. Je vais donc agir non en fonction de mon expérience physique corporelle mais en fonction de l'expérience suggérée par non pas un dérèglement de mes sensations mais des sensations non conformes à la l'expérience exacte de mon corps (voir cette vidéo ou celle-ci sur l'expérience du casque de réalité virtuelle). On s'immerge dans un autre ici et maintenant qui n'a pas de densité étant seulement un fruit d'une activité numérique.
Tout n'est pas négatif : l'apprenti qui veut se spécialiser peut apprendre... des gestes, des réactions à mettre en place, des manipulations à maîtriser avant de se retrouver en situation réelle, où, là, il aura alors affaire avec lui-même et du concret,
Dans la seconde vidéo proposée vous pouvez prendre la pleine mesure de la chose :
Vous ne touchez rien mais "croyez" toucher, c'est éminemment suggestif. L'impression de réel ne peut venir que d'images, de sensations déjà vécues
Vous attrapez un gâteau et le portez à votre bouche... c'est tout, l'expérience du gâteau s'arrête là, il disparait de votre .... main qui n'est pas la votre et n'a même pas eu à mobiliser les doigts, qui n'ont pas eu de sensations tactiles en terme de masse, de moelleux, de gras ou sec. Mais au moins, vous ne prenez pas de poids....
De plus vous ne voyez pas normalement... l'image est plane et sans profondeur.... vos yeux n'adaptent pas, comme sur l'écran : ce qui est net est imposé, ce qui est flou l'est aussi, votre regard est orienté, sans profondeur, il ne peut pas choisir de voir autre chose que ce qu'ON VOUS montre, VOUS ne pouvez pas choisir de prendre autre chose de l'expérience que ce qu'ON VOUS impose, qu'ON a choisi de VOUS imposer à la création du jeu ou logiciel de formation ! Et ce VOUS dont il s'agit, c'est vous avec un visage lambda, car un autre VOUS vivra exactement les même suggestions que VOUS. Cette expérience d'immersion dans le virtuelle est parfaitement anonyme bien que destinée à vous toucher en profondeur.
Vous apprenez à vous immerger dans un leurre. Un leurre aux allures volontiers formatrices (éviter les erreurs sur une opération à cœur ouvert, sortir le train d'atterrissage 10 m sous la piste - heureusement un crash simulé vous aura informé avant...).

Exemple d'application à la formation. Source cea.fr
Quand c'est du loisir, la virtualité forme non à éviter les leurres mais au contraire à les accepter comme des événements, des phénomènes normaux. Quid de votre comportement dans la réalité réelle ? (voir ici ou ici)
Si par exemple vous connaissez déjà le vertige, une vidéo de grimpeur solo peut vous donner des appréhensions que vous pourrez justifier et contre lesquelles vous pourrez vous dire : je regarde un film, mon corps n'est pas concerné, il est tranquillement assis et ainsi, au moins en partie, vous abstraire de ce vertige : l'écran est extérieur, si vous tournez la tête, vous voyez hors de l'écran et ça vous rassure.
En réalité sous casque, si vous tournez la tête pour fuir ce qui vous effraie, le paysage tourne avec vous, c'est fait pour ça. Votre expérience réelle est dupée bien au-delà de ce qu'elle l'est sur un écran, une photographie, un musée des horreurs ou même un train fantôme...
À suivre d’ici peu… (dans la troisième partie indépendante, c’est logique vu le sujet, où nous traiterons de l’homme (dé)connecté… Ainsi nous finirons par avoir une vue d’ensemble).
III) (dé)Connectez-vous
Que se passait-il il y a seulement 35 ans ? Les humains de toutes les sociétés vivaient directement avec le monde.
Oh, parfois c'était avec un fil à la patte pour garder contact avec l'enfant parti en voyage en se souvenant, comme si c'était hier de l'époque où eux-mêmes avaient parcouru 15 000 km en 6 mois sans écrire plus d'une carte ou deux !
Aujourd'hui, les pauvres jeunes sont toujours au bout de leur téléphone pour dire au monde entier « je suis là » jusqu'au moment où, dépouillés de leur téléphone, ils se retrouvent plus nu qu'Adam (ou Eve)...
Mais je ne souhaite pas parler de cette miraculeuse galère qu'est le téléphone portable. C'est un épiphénomène de quelque chose de bien plus ennuyeux auquel on peut soit rester sourd soit s'éveiller, et alors advienne que pourra. À chacun de choisir !
Notre contact avec le monde ne se fait plus directement à travers nos sens. Nous apprenons, rencontrons, connaissons de plus en plus à travers un écran interposé.
Mais ce n'est pas tout. Cette écran propose lui-même un artefact de quelque chose qui ne lui appartient pas. Il détient l'image (év. sonore) qu'il nous propose bâtie sur une structure numérique, image qui a été aujourd'hui enregistrée sous forme numérique de ce qu'un capteur a fourni à une machine. On se retrouve donc en tant que moi au bout d'une chaîne :
Le contenu issu du RÉEL qui nous est ici présenté doit passer par la numérisation (voir image ci-dessus). L'ancienne génération de photo était encore totalement analogique, un peu comme un tampon encreur qui "scripte" la forme qu'on lui a donné. Avec la numérisation, l'analogie n'existe plus du tout, c'est-à-dire que tout ce qui est contenu dans la chose elle-même n'existe plus du tout comme la réalité qui lui a donné naissance : la machine doit pouvoir l'interpréter, pas l'humain. Dans une image chaque pixel, c'est-à-dire chaque parcelle carrée (dont la taille définira la précision de l'image) se voit transformée en "valeur" numérique adaptée au fonctionnement de la machine et seulement d'elle. Cela devient alors absolument tout aussi incompréhensible pour nous que l'est l'image en elle-même (ou le mot, le symbole, le son) pour la machine. La machine jongle en binaire et doit au final transformer tout un charabia comme ci-dessous, encore presque lisible par l'humain (comme si vous lisiez du caïoque scripté) sous une forme de suite de 1 et 0 :

Une portion de l'image précédente (ne pas me demander laquelle) telle qu'elle est lue par un logiciel de codage dans le langage qu'elle emploie, ici, UTF-8 (sans BOM...).
L'ordinateur ne connaît que le langage binaire : le courant passe (1) ou ne passe pas (0). Avec chacun des caractères ci-dessus transformé en binaire (11101001010001100001010001010100 10101111010101010010111011001000 par exemple), la machine adaptée à ce traitement peut afficher ce que nous voyons comme une image. C'est pareil lorsque vous parlez à votre ordi ou lorsqu'il vous fait écouté de la musique, il n'y a que des 0 qui ferment des chemins et des 1 qui en ouvrent. Ces suites de 0 et 1 "signifient" quelque chose pour ce genre de machine (mais pas pour votre bouilloire électrique où c'est vous qui envoyez le 1 avec le bouton marche/arrêt... la dite bouilloire sachant quand même se mettre mécaniquement à 0 quand ce n'est plus la peine de faire bouillir).
C'est donc sous cette sorte d'image de ce que les capteurs de l'appareil photo ont reçu et ensuite interprété que l'ordinateur est capable de vous servir de façon à retranscrire pour vous en langage lisible sur votre écran ce que vous prenez pour une image au sens où vous l'entendez. À travers l'écran, c'est à cette réalité que vous êtes connecté et plus du tout à une réalité vraie... qui, éventuellement, en est à l'origine.
Même s'il n'est qu'une image tracée de main d'humain, un tableau est une véritable image (du réel ou pas). Une photo enregistrée via un support aux sels d'argent (pellicule photo) sera aussi un image vraie. L'ordinateur n'a aucune image vraie en mémoire, il ne sait pas ce qu'il a en mémoire, il sait moins que le plus ignare des humains... L'IA (Intelligence Artificielle) qui arrive en force tout autour de nous n'est qu'un leurre, certes extrêmement pratique pour certaines choses de l'humain... Elle va entretenir pour lui (malgré elle, mais au bon gré de ses promoteurs) une sorte de mensonge permanent du style de l'avertissement de René Magritte avec son tableau légendé « Ceci n'est pas une pipe ». Vous la voyez, mais vous ne pouvez ni la prendre en main ni a fortiori la fumer !

Pour que vous voyez cette image, j'ai écris pour l'ordinateur <img src = "https://artshortlist.com/img/posts/W-v28QZI-qjMYSuWYmADfd-W.jpg" style = "max-width: 350px; height: auto;" alt = "un tableau de René Magritte représentant une pipe en bois">.
Les caractères accentués sont par exemple un énorme progrès dans le langage codé pour la machine qui ne sait pas quoi faire de l'accent en tant que tel (elle sait faire le dessin "é"..). Il fut un temps où il fallait dire à l'ordi : "Le mot guêpe désigne plusieurs espèces d'insectes hyménoptères" (je vous laisse décoder...).
Source de l'image artshortlist.com
Nos sens sont limités, notre jugement nous permet d'accéder à l'impression qu'ils nous offrent. L'interface est étroite mais nous ne pouvons pas avec eux plonger dans l'intime de la chose, son vécu, son passé, son devenir. Pour cela il faut dépasser la vue, l'odorat, l’ouïe, le toucher, le goût.
Pourtant la chose ou l'être considéré·e est en contact étroit et direct avec nous par les sens, chacun s'ouvrant sur un aspect du monde essentiel à notre vie (ou celle du daim, du requin, de la mouche, etc.).
Mais qu'en est-il si je vous perçois à travers un écran ?
- Quelle(s) part(s) de vous m'échappe(nt) ?
- N'êtes-vous que le ton d'une voix recomposée entre micro et haut-parleur et des idées qu'elle transmet ?
- N'êtes-vous que cette image que le débit insuffisant du réseau hache en petits carrés frétillants ?
Les écrans quels qu'ils soient nous coupent de la réalité, plus on en met autour de nous, plus on se coupe, on s'isole, on se déconnecte du monde réel, celui qui offre le visible ET l'invisible à notre faculté de percevoir par les sens, tous les sens. À ceux-ci s'ajoute naturellement notre pouvoir de ressentir et former des images en nous de ce qu'on voit comme simple apparence extérieure (d'une personne par exemple, je perçois son corps avec mes yeux, mais qu'en est-il de son empathie ? de sa droiture ? de sa générosité ? de son charisme ? de l'ambiance qu'elle appelle autour d'elle ? etc. etc.).
Les écrans nous séparent... bien plus qu'ils nous connectent. Pour une personne qu'on connaît, cela passe assez bien. Mais, avec un médecin qui ne peut même pas vous demander de lui tirer la langue, cela est-il aussi naturel ?...
Notre époque n'exige-t-elle pas que nous nous ouvrions de plus en plus ? Alors pourquoi s'enfermer au simple titre d'un pseudo progrès humain, pseudo parce qu'uniquement technologique !?
NOTE
[1] Si l'on parcourt un peu mes différents billets, on finit peut-être par trouver lourd mon utilisation presque acharné du terme "humain" en lieu et place de celui usuellement usité en français "homme". Ici, je trouve que l'humain augmenté n'ayant aucun sens il peut bien céder sa place à l'homme augmenté, car cette histoire est surtout d'hommes (HALTE : je dis bien surtout, ne surtout (...) pas venir me faire remarquer que certaines femmes sont aussi en quête de ce bonheur ou que d'autres y travaillent directement). [Retour texte]
[2] Les brocolis, les choux-fleurs, les dessins des coquillages sont autant d'exemples pris et repris pour justifier le travail de lois fractales derrière la nature. Est-ce vraiment le cas ? Dans l'image que cela donne, alors oui, c'est le cas, mais dans la réalité il s'agit d'un développement suivi de la croissance de l'organe considéré le cas échéant. Un brocoli est un pétillement de germes qui une fois amorcés se contente chacun de grandir selon la forme d'origine... il n'y a pas d'itération... [Retour texte]
