Texte(s) en cours de relecture/correction/réadapatation/(actualisation...)
▲Plublication originale : 10 / 2015
catégorisée science + espace-temps, étiquetée histoire, humanite, temps, progrés, benjamin-libet, libre-arbitre
Publié en 3 parties le 10 Oct 2015
Un matin j'entends Régis Debray quelques secondes qui parlait d'histoire. Et tac, ce qu'il dit provoque un flash en moi (du coup je ne sais plus si ce sont ici les mots de Debray ou les miens...) :
En fait j'ai toujours pensé le contraire depuis que je pense par moi-même. C'est une évidence, pas la peine de l'évoquer. Et voilà le flash : mais si, il faut en parler.
Est-ce possible que la chaine se construise d'elle-même avec toujours des maillons différents ? "Qui" pense le maillon suivant ? Est-il prédéterminé ?...
L'histoire se construit avec le présent, ce que vivent les sociétés ou (et) leurs dirigeants. Mais tout ce monde-là vit individuellement sa propre vie et c'est le mélange des impulsions (plus aisées à produire par les dirigeants qui possèdent l'outil législatif) qui oriente progressivement ce qu'on appelle le progrès d'une part et le développement de l'humain d'autre part (les deux choses ne sont bien évidemment pas à confondre).
Sur un chemin balisé on va de balise en balise avec l'idée d'aller vers un but mais ce but est rarement la dernière balise :
Qu'est-ce qui marque ou imprime les grands points de vie de l'histoire du monde ou simplement d'une biographie ? Le temps est-il linéaire ? Si oui : duquel parlons-nous ? Car n'y en aurait-il pas plusieurs ?
Pour envisager un embryon de réponse à ces questions voyons cela sous deux aspects.
Il est économique, social, sociétal, technologique, etc. et dans tout cela le passé ne vaut que comme expériences vécues, savoirs accumulés, fruits de la démarche intellectuelle... rien de plus. "On tend vers" et au fil du temps qui se déroule dans un sens, celui de l'horloge, on voit très bien qu'il en fait On prévoit, On essaie de pressentir, On tente de savoir ce qui nous vaut nos aspirations.
Très pragmatiquement parlant, prenons simplement les écrivains de science-fiction... ce n'est pas le passé qui pouvait guider la main de Jules Verne, ni même celle d'Asimov ou de bien d'autres. Leur imagination était-elle aussi bouillonnante que cela à partir simplement de ce qui se passait ou ces auteurs étaient-ils en train de lire, d'interroger le futur, non dans un possible, mais dans un Réel ?
C'est d'ailleurs depuis le boom industriel que les progrès ont commencé à faire rage. Pourtant, "avant lui", les sciences naturelles, dont la physique et la chimie sont nées avant, n'ont pas entraîner l'humanité dans une révolution. Il y a bien eu Les Lumières mais leur démarches n'avaient pas de véritable ambition d'aller de l'avant, les auteurs posaient essentiellement des constats, ils travaillaient sur leur présent en n'imaginant pas qu'ils posaient des bases pour asseoir les proches révolutions sociales et industrielles.
Bien sûr nos avancées dépendent de là où on en est mais elles dépendent à peine du présent et en aucun cas du passé. Le passé est ce sur quoi on s'appuie pour tenter de voir plus loin et essayer de deviner dans quelle direction il faut aller. Mais 10 ans plus tard après les perspectives bien des choses sont passées à la trappe... se sont mutées en d'autres choses incroyables ou impensables à l'époque où on avait envisagé l'avenir sur leur base.
Aujourd'hui on simule beaucoup... et c'est tragique. Les chiffres, sur lesquels on place ces simulations, sont des entassements de données (vécu, passé) dont on essaie de prévoir la plus grande probabilité d'avenir en fonction de ce que l'on sait (passé, donc). On croit ensuite ce que ces chiffres nous disent parce qu'on se conforte de l'idée qu'on a pensé (passé...).
De Gaule est mort en 1970 cela a donc 35 ans... et la phrase assassine aurait été produite en 1959, donc il y a 46 ans c'est bien peu !
Entre les deux, ce passé et notre présent, il y a un gouffre que tout le monde n'a pas intégré, n'a pas franchi.
Regardons de plus près... On plébiscite jusqu'à s'en gargariser l'actualité de certains écrits bien plus vieux que cette histoire De Gaulienne, écrit qu'on dépoussière éventuellement pour en garder la quintessence, un fil rouge car à cette époque passée certains mots ne signifiaient la même chose qu'aujourd'hui, voire sont tombés depuis en désuétude.
La pièce dont il est question dans l'affiche ci-contre a été écrite en 1864... l'écart est déjà plus grand qu'avec De Gaule (qui lui n'a apparemment même pas écrit sa petite phrase... voir l'article cité).
Et on remonte bien plus loin pour dire que certains textes sont d'actualité, à une époque dont la bienpensance rencontrerait aujourd'hui de violente réaction : l'esclavagisme... de sinistre mémoire par exemple ou les combats de gladiateurs, guère plus glorieux...
Le passé tout aussi intéressant qu'il soit n'a pas pour fruit l'avenir c'est que nous montrent les textes anciens qui sont "encore d'actualité".
C'est plutôt le devenir qui génère un passé à force de notre cheminement vers lui qui nous aspire.
Nous sommes tirés de l'avant non vers un quelconque prédéterminisme mais quelque chose de profondément enfoui en nous : l'humanité, le fait d'être humain.
Les religions ou des religions, ont tenté de dire que nous étions frères, que la fraternité était parmi les plus hautes valeurs humaines de cœur.
Des humanistes ont tenté d'expliquer que rien ne pouvait entraver la liberté de penser de chacun.
De partout jaillit, depuis l'époque des révolutions sociales, le credo de notre égalité face à la société, notre égalité en droit.
D'où viennent ces orientations que nous prenons et qui finalement s'enchaînent presque dans une logique à travers notre regard rétrospectif ?
Il nous faut cheminer vers ses arrières-plans qui nous tirent de l'avant... L'histoire s'écrit parce qu'elle s'inscrit, et comment pourrait-elle s'inscrire si elle nous portait vers le futur, c'est-à-dire si l'humanité n'avait pas une quête disons "supérieure", une ambition au-delà des faits concrets, des faits réalisés qui nous font croire à la réalité.
Le futur ne s'invente pas : il se concrétise dans le présent. Est-il inconcevable ?
Notre seule possibilité est d'être à l'écoute attentive dans nos actes ou dans les faits que nous étudions pour pressentir quelle direction nous est indiquée par un au-delà. Voyons cela.
Le futur qui par définition n'est pas réalisé n'est pas une réalité. Le futur dans le pire des cas reste une hypothèse, et dans le meilleur, c'est une ouverture. Cette ouverture du Réel sur un Espace-Temps [*] non encore devenu réalité ne peut se concevoir au sens commun du terme, c'est-à-dire sous forme de pensée représentative ou conceptuelle.
Autrement dit le but (la conséquence de nos actes) n'est pas formelle. Même l'imagination ne pourra mettre en évidence le futur que par allusion à des formes connues (ne serait-ce qu'un minimum). De là par exemple l'aspect des prophéties ou des perspectives astrologiques, que ces aspects soient réalisables ou non : il suffit d'une formulation erronée sur un pressentiment réel pour que la chose réalisée ne corresponde pas à la chose envisagée.
Pourquoi ne pas pouvoir se représenter le futur ?... Mais simplement parce qu'il n'est pas déterminé, il relève de nos choix d'une part, et d'autre part de ce qu'il serait judicieux d'entreprendre pour le réaliser le plus justement possible en construisant le présent qui se fixe en passé.
Si j'évoque nos choix et ce qu'il serait judicieux d'entreprendre c'est parce que l'un et l'autre peuvent s'exclure ne serait-ce que par l'impossibilité de poser tous les choix possibles puisque leurs conséquences sont encore dans l'avenir et que nos choix ne peuvent dépendre que de l'expérience vécue... En gros on ne peut pas toujours TOUT envisager :
Nous devons être à l'écoute déjà de nous-mêmes comme si moi attendait une ouverture de notre part : l'ouverture nécessaire à un inconnu, un inconnu déterminé mais pas déterministe, c'est à nous d'aller vers ou pas, consciemment ou pas...
Cet inconnu n'est pas dans le prolongement de la ligne du temps, il n'est pas au-delà du présent, ce serait vain de le chercher ici. Il n'est pas dans le prolongement car alors cela serait simplement du déterminisme. Or, je construis mon avenir comme l'humanité construit le sien : nous ne sommes pas des moutons, rien ne nous oblige, ou ne devrait nous obliger, à aller là où on n'a pas à aller, à devenir ce qu'on n'a pas à devenir !
Pour les amoureux des mathématiques, et les autres..., il convient de penser plutôt à une autre ligne du temps en permanence nous sollicitant, une ligne perpendiculaire ou moins particulièrement non alignée sur celle du temps de nos montres et autres pendules. Est-elle longue ou pas ? Bornée ou pas ? Est-elle seulement droite ?
Je n'en sais rien, elle n'est pas du ressort d'une géométrie mathématique quelconque, elle représente un temps qui appartient simplement à notre dimension supérieure, pas à notre espace-temps usuel partagé avec le conjoint, le voisin, voire l'inconnu résidant aux antipodes..., le temps usuel lui-même n'est pas une ligne mais plutôt un flux au sein de lui-même tout comme le second courant.
Au mieux, selon l'image que je me fais de cette "ligne" s'il en faut une, c'est plutôt celle d’entonnoir comme la part aérienne d'un vortex comme on peut le voir dans l'eau. Évidemment, l'image choisie (adaptée ou non d'ailleurs) implique une dimension purement spatiale... et pour saisir le temps il faut en passer par le mouvement. Au point de fermeture se concrétise le présent. Le passé est un temps qui n'existe plus mais le futur est un temps qui devient et embrasse tout un monde de possibles (cette vidéo - en allemand - permet de visualiser un vortex).
Ce second courant du temps nous sollicite alors que le premier nous porte et dessine notre vie. Le premier ressort du vivant commun à la nature macrocosmique, il sera le tronc commun de l'histoire écrite, l'axe collecteur du second ; ce dernier est plus personnel même si un troisième courant vient éventuellement pour bousculer l'humanité, lui offrir l'opportunité de saisir les impulsions qu'il porte quant au devenir commun.
On lira avec intérêt les expériences de Benjamin LIBET à partir de cet article par exemple qui soulève la question du libre arbitre (mais l'auteur de l'article considère apparemment le temps comme rectiligne et de fait dans ce cas on se trouve mis devant la question du prédéterminisme à travers ces expérience de LIBET...).
LIBET détermine dans son expérience que la décision conscience d'agir est devancée par une mobilisation antérieure de l'activité cérébrale (notre corps sait avant notre conscience).
LIBET a expérimenté cela en 1983 et son travail fut l'objet de multiples critiques. Il a recommencé en 2008 avec des outils plus performants et au lieu de montrer qu'il avait commis un erreur les expériences nouvelles ont poussée les résultats à nous étonner encore plus. Je cite l'article en référence (le sujet dispose de deux boutons sur lequel il peut décider quand il veut d'appuyer alléatoirement) :
plusieurs secondes avant que vous soyez conscient de choisir, votre cerveau a déjà décidé entre droite et gauche, et l’IRM peut révéler le côté qui sera choisi !
Évidemment c'est troublant ! Pour ma part, je ne dirais pas la chose ainsi. Le cerveau n'a rien choisi... car ce cerveau n'est pas un lieu de choix, il est un outil a disposition d'un être, un 'outil' de relation de centralisation, entre le corps et l'être, comme l’œil, le cœur ou le petit orteil...
[Aparté (lisible plus tard si on ne veut pas trop s'égarer dans le fil - du temps...- de cet article) :
Le cerveau est un tas de cellules dont la complexité de l'arrangement (par rapport aux autres organes) dépend du travail non à faire mais qu'il centralise en terme de tout l'aspect physicochimique qui saisit le corps soit vers l'action que l'être veut réaliser, soit à partir de ce qui agit sur ce corps lui-même (contraintes physique), soit sur l'état général du corps en permanence sollicité par des processus internes (santé p.e.).
Dans une part moins physique il sert probablement d'accès rapide à la mémoire de l'être.
L’œil n'a de fonction que physique, c'est l'organe idéal à comparer avec un outil genre "chambre noire". Il est troublant de noter que l’œil se forme à l'obscurité pour travailler ensuite avec la clarté et s'oublier dans l'obscurité du sommeil...
Le cœur est sans doute bien plus complexe que le cerveau, mais pas dans la masse de viande qu'on connaît de lui et nous fait faire l'analogie désastreuse avec une pompe. Même le savant le plus performant en terme d'activité cérébrale ne met pas sa main sur sa tête quand il est ému, et ne se montre encore moins lui-même en pointant son index sur son front pour dire "qui ? moi ?...".
Le petit orteil... sans doute ceux qui l'ont perdu peuvent-ils en parler... Sa fonction physique semble dérisoire, une fonction psychique ne donne pas l'impression de se manifester... mais peut-être qu'en tant que cinquième extrémité, opposée à celle du pouce extraordinairement physique et volontaire, il possède un rôle que nos machines aveugles à autre chose que le matériel sont incapables de nous montrer... et que notre ressenti garde dans l'ombre de notre conscience.]
Dans l'optique d'un temps type axial (ligne du temps) où l'on peut préjuger de l'instant à venir, nous voilà priver de tout libre-arbitre...
Mais si l'on tient compte du second courant du temps, notre libre-arbitre n'est pas entaché... : à nous d'entendre, de percevoir, de pressentir, de suivre ou pas l'impulsion disons latérale capable de modifier la suite de nos actes, ou d'observer, une fois l'acte réalisé, son influence sur le cours de notre vie.
Et tout est là : ce qui court c'est notre vie, pas le temps. Ce dernier existe dans l'instant où il prend réalité avec un potentiel dans le futur et une suite continue d'instants fixés, suite bloquée dans la matière peut-être : une vitre brisée l'est pour l'éternité même si elle a été remplacée, qu'elle-même est partie au recyclage pour un potentiel ré-usage futur... [certains actes laissent des traces indélébiles, d'autres sont vite effacés du Réel, ils ne font pas moins partie de l'histoire qu'ils aient ou pas modifié le monde physique...].
Le message de Libet est là : quelque chose vient vers nous (donc du dehors, sans doute pas corporellement parlant !?) avant que notre part conscience puisse s'en saisir, et ce qui vient vers nous n'est pas du domaine de la pensée mais de l'action, la mise en œuvre de nos forces.
* Espace-Temps : bien que ce terme soit relativement défini par la mécanique quantique [réf wikipédia] en tant que continuum invariant (ce qui n'est pas le cas dès qu'on se place sur un référentiel donné) je conserve l'appellation pour définir cet aspect du Réel de la manière suivante :
L'espace, dans sa matérialité, est l'apparence du temps présent, c'est une image fixe. L'image est spatiale ; et ce qui la fixe, est l'instant, ce dont nous pouvons avoir conscience par l'intermédiaire de notre perception.
Le temps est donc un principe au-delà du principe espace, il est aussi beaucoup plus complexe car le temps ne peut être pensé de façon linéaire....
C'est dans le temps que se déploie le mouvement à travers l'espace.

(Image wiki) Débitmètre à effet vortex[/caption]
La Relativité semble avoir compris qu'il faut un représentant du temps lié à la mobilité dans l'espace (mais l'exprime-t-elle en ce sens ?...). Elle ajoute aux 3 directions de l'espace x, y et z, la quatrième dimension sous une forme encore purement spatiale... la grandeur ct (c : célérité de la lumière, et t : l'instant) comme s'il s'agissait seulement d'une quatrième possibilité de perpendicularité axiale ; c'est un point de vue... Cette grandeur ct est celle qui permet la non inertie statique des systèmes (interprétation totalement libre de ma part).
Ce faisant, la grandeur ct introduit l'idée de vitesse mais rapportée à une idée de longueur elle court-circuite ainsi l'idée de mouvement portant celle de vitesse... (voir l'article sur l'Humain et plus particulièrement le volet N°III). ct est comme x, y ou z, une simple fonction affine...
Nous pouvons donc définir le milieu physique Espace & Temps comme ce qui porte le mouvement, ce qui lui permet d'exister et sans lequel le monde serait inerte.
1) Exemple historique :
1789 : la colère monte, le peuple gronde, il a compris (à peu près) ce qu'il en est du pouvoir.
Est-ce que l'acte révolutionnaire s'est appuyé sur un enchaînement logique des faits ? Oui.
Mais il y avait là une convergence entre deux faits majeurs au moins :
D'où est venue l'impulsion de la crise révolutionnaire ? Le peuple n'avait pas de cohérence et la partie cohérente de l'état n'était pas consciente plus que ça de la possibilité d'un acte populaire. Le peuple n'a pas construit la Révolution longtemps avant, c'est un emballement populaire. Les faits non constructifs se faisaient sentir de plus en plus, mais l'acte lui-même, l'élan, le soulèvement, le phénomène de masse, de foule est peut-être juste arrivé quand tout le petit monde se sentait prêt à percevoir le signal du départ (rappel : les réseaux sociaux n'existaient pas, et encore moins la radio...).
Par la suite la conscience essaie de bâtir la République non prévue, non anticipée. Il faut maintenant maîtriser les conséquences de l'acte avec tout l'inconnu qu'il a apporté. Cela n'ira pas tout seul : la chose est faite mais il faut mettre de l'ordre dans le chaos qu'elle a créé sur son passage : un siècle sera nécessaire sans qu'on perçoive encore pour autant toutes les implications du fait : pourtant tout était là, il suffisait d'ordonner, de structurer, d'organiser, et même, chacun doit simplement entrer dans le mouvements qui emporte la nation naissante elle-même contre son gré ; chacun peut se laisser aspirer ou faire front, chacun peut comprendre, percevoir l'idéal de la démocratie ou le réfuter, mais le mouvement de toute façon a été amorcé. Et plus de 2 siècles après la révolution française, on ne mesure encore pas vraiment tout ce qui a pu arriver autour du 14 juillet 1789, ce qui a pu s'inscrire dans l'histoire, qui était ... inattendu. On a encore du progrès à faire, vers quel inconnu tendre depuis un inconnu qui ne connaît pas la suite logique des pensées, l'enchaînement rationnel des faits, la nécessité historique, mais qui attend dans l'ombre des consciences qu'on ou que certains l'entendent, le comprennent, le manifestent.
Te rappelles-tu le jour où je cherchais ma route,
C'est toi qui me l'a ouverte...
Tu m'avais bien demandé si j'avais pris de l'eau...
J'ai eu si soif après !
J'ai braqué vers la gauche quand tu m'as dit « tourne à droite » !
Ceux qui nous suivaient n'ont pas eu notre chance...
Pourquoi ai-je pensé à l'absence de François en passant à St Affrique
Et sans prendre le temps d'écouter mon téléphone ?...
Il venait juste d'y mourir, j'avais un message...
Je suis revenu peu après pour l'accompagner vers sa terre,
J'ai alors compris sa vie.
Pourquoi un pas n'appelle-t-il pas le suivant ?
D'où vient ce qui nous détourne et nous abreuve ?
Pourquoi ce que je croyais vouloir ne vient-il pas ?
Et pourquoi ce dont je me détourne, insiste-t-il tant ?
Pourquoi cette angoisse qui m'effondre d'entendre ce nom : Ouradour ?
Je devais naître 13 ans et des poussières après...
Pourquoi cette musique me tire-t-elle des larmes à chaque fois ?
Pourquoi cette maladie a-t-elle disparue par enchantement ?
Regarde, nous allons vers quelque-chose, pas là où l'on croit,
Pas là où l'on pense vouloir aller.
Écoute le chemin, c'est lui le message,
C'est lui qui porte, lui qui ouvre,
L'obstacle te parle comme la facilité,
La blessure t'abreuve autant que par elle tu te perds.
Le temps n'est pas filiforme, ça c'est le monde horloger qui nous le fait croire.
Nous sommes à la croisée de deux temps au moins
Le physique de la montre et le vivant de notre destinée ;
Entre les deux, c'est le présent.
Et à nous deux, cela fait trois temps
Pour une valse à la partition cosmique.
Ajout à l'article le 14 mars 2021
Un lien à suivre : La rencontre entre hasard et nécessité