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08-06-2025 : catégorie biologie étiquetée protéines, brique du vivant, les temps du verbe

Les "briques" du vivant

Un article au titre alléchant m'a interpellé. Je vous en propose d'abord la lecture en cliquant sur son titre :
Comment nos cellules ont-elles appris à respirer ?

Tout vit, tout respire

Intéressant disais-je, passionnant même, extraordinaire est la perspicacité humaine !

 

Voilà, l'enthousiasme est passé. Nous retombons de haut sur nos pattes ou nos fesses, et nous sommes prêts à nous poser quelques questions.

Diversion sémantique

Au fait, jouez-vous au loto pour espérer gagner quelques sous au moins ? Si vous avez déjà eu pas mal de chance, vous vous êtes peut-être dit "j'aurais dû jouer le 14 et le 7 au lieu du 13 et du 8... Oui, mais bon, le 13/8 c'est mon anniversaire... je n'aurais sans pas eu l'idée de les changer ceux-là. Ils sont mon porte-bonheur, ils ne sont pas sortis mais peut-être que s'ils n'avaient pas été là, les autres numéros ne m'auraient certainement pas offerts d'en avoir cinq bon. Ne nous plaignons pas.

Qu'est-ce qu'il raconte ? pensez-vous. Et vous auriez raison de juger ma santé mentale... si, si vous n'aviez pas à lire le reste du texte, ce qui vient après cette histoire bêtasse de loto... Quoi, le mystère continue ? Mais pourtant je vous tends des perches que vous feriez bien d'attraper !!!

Les temps du verbe

Alors, changeons de sujet. Imaginez-vous encore sur les bancs de l'école à faire du calcul et de la grammaire. Votre enseignant vous parle aujourd'hui du temps des verbes, ou plutôt comment les verbes dans une phrase trahissent l'aspect temporel.

La phrase « Le chat mangera peut-être la courgette.nbsp;» est pleine de ressource. Vous proposez peut-être une réponse (certainement pas ou il y a peu de chance), car votre pensée s'est accroché à la question du chat qui est plutôt carnivore plutôt qu'à la raison d'avoir proposé cette phrase.

« Le chat mangera peut-être la courgette.nbsp;», « Le chat a peut-être mangé la courgette.nbsp;» ou « Le chat mange la courgette.nbsp;» sont trois phrases qui vous placent dans le temps, et cela grâce au verbe.

Votre enseignant vous titillera peut-être les neurones en essayant de vous faire rappeler que le verbe, c'est aussi l'action. Tac, du tac au tac, un élève dira peut-être « Alors, dormir est une action, mourir aussi,... », « Et péter aussi dira le rigolo de service... ».

Puis l'enseignant vous fera vous rappeler du passé, du futur, du présent. Il va remettre en place tout ce qu'il faut et qui a déjà été digéré tranquillement les années passées, ces temps dits de l'indicatif, ces temps qui racontent des réalités. Peut-être, le échéant d'avoir déjà traité le sujet il fera remonter en surface la question de l'impératif :

  • Mange ta soupe, faites vos devoirs ou gagnons au loto rejailliront de vos souvenirs. Impératif présent criera un·e élève plus motivé·e que les autres.
  • Plus difficile sera de reprendre l'impératif passé qui immanquablement nous parle du futur : Soyons de retour avant les parents... ou ayons fini nos devoirs avant le dîner C'est parfois une impérieuse nécessité. Et là l'un·e ou l'autre des élèves dira « Mais, ça c'est du futur, bin non dira Camille ça sera du passé avant le futur retour des parents...

Laissons au grammairien le souci qui naît dans des âmes sans doute trop jeunes pour se soucier de subtilités inutiles surtout si les choses ont été présentées d'une façon doctement académique, je veux dire sans vie, sans animation de l'âme enfantine. Celles qui auront reçu un enseignant plus vivant seront plus ouvertes pour la suite : le conditionnel...

S'il pleut on se mouillera c'est du présent et du future qui copinent sans trop de peine, mais s'il pleuvait on se mouillerait, ça, c'est d'une autre trempe, si je peux me permettre cette allusion... Pire, s'il avait plus on se serait mouillé. Mais il n'a pas plus, donc cela n'était pas grave d'avoir oublié le parapluie. Etc., etc., je vous laisse avec le temps des verbes, on a un autre chat à fouetter (quelle horreur que cette expression).

Que la pluie mouillait, mouille ou mouillera nous indique une certitude : c'est un fait intemporel que l'on peut mentionner sans risque à travers l'histoire passée, présente et future. Mais si l'eau était sèche, la pluie ne mouillerait pas... et cela est aussi une certitude, sauf que ce n'est pas un fait, c'est une hypothèse erronée, un postulat sans ... avenir.

Le Temps du Verbe

Je vous laisse relire l'article en toute conscience, et je vous laisse aussi le soin de noter ce qui est certain dans les cheminements de pensées dont il nous gratifie. Vous ne lirez plus jamais ensuite les fruits des recherches de la même manière, et vous vous poserez plus de questions que vous n'avalerez de réponses. Vous risquez aussi de remettre en cause beaucoup de choses... sans plus jamais sauter sur la première idée éclairante qui pourrait vous venir...

J'avoue que c'est parfois embêtant de toujours être celui qui remet en question... C'est pourtant ça qui « devrait » faire la science, non ?

Nous voilà maintenant prêts à affronter la (ou les) vraie(s) question(s). Notre méthode scientifique nous a entrainés très loin de nous. Oui, c'est ainsi. Plus on avance, plus on s'éloigne ... de nous. Ce n'est pas l'astrophysique qui me démentira ! Nous ne nous contentons plus du morceau de fer, il nous faut connaître les morceaux du morceau de fer, la chimie en a découvert énormément (liaisons ioniques et covalentes, Mendeleïev a produit un chef d'œuvre, etc.), mais tout cela ne répond pas à la question "qu'est-ce qui fait que les éléments actifs dans les liaisons sont actifs ? Et pourquoi tant de vide dans ce qu'on croit plein ? Pourquoi ça brille ou c'est mat ? Comment "les forces" sont-elles forces, l'énergie, énergie ? Etc.

En même temps on tente de faire les efforts nécessaires pour se rapprocher de nous, alors on scrute au plus du ciel (qui ne répond pas), on cherche l'évidence du doute, de l'interrogation dans circonvolutions de la physique quantique, et là, toujours, toujours aucune réponse qui nous rapproche de nous.

Nous, c'est nous : cette évidence résiste à tout ! On en vient à dire que le Réel n'est rien, que l'atome n'est rien d'autres que des jeux de forces et d'énergie qui s'épuise. On ne croit plus en Dieu, mais on croit au Big Crunch que rien ne viendra valider puisqu'on aura été assez stupide pour perdre la planète entre temps...

Mon mal de ventre est une idée que je me fais. Mon cerveau me dupe ! Ah, le cerveau, la grand noblesse de l'Homme (pas de l'humain, de l'homme, cela est très significatif en français), l'organe qui le place en haut de la chaine évolutive, car, oui, il y a eu évolution depuis le morceau de fer jusqu'à l'être vivant. On le dessine, le raconte, l'inculque par mesure de sécurité, pour que les gens ne croit pas autre chose ; nous sommes des poussières d'étoiles perdues dans un monde sans fin, mais pas sans faim car plein de la voracité des galaxies qui se broient entre elles.

Oui, bon ici il faudrait des pages et des pages d'explications alambiquées pour arriver à dire STOP ! Le point de départ de toute réflexion est ... celui ou celle qui réfléchit.

Oui, je pense que le Réel est au-delà de la superficialité que la réalité nous affiche. Oui nous délirons, et pas seulement dans nos luttes intestines, pas seulement dans nos fantasmes économiques, pas seulement dans notre abus de la Terre, pas seulement dans nos sociétés remplies d'inhumanité plus ou moins savamment cultivée, entretenue et 'légalement' imposée, nous délirons en nous parce que rien ne cherche à nous contacter à nous, à nous sentir être, à être un être, à exister en tant qu'être !

Alors on casse maintenant tout : Le temps n'existe pas. Non je n'exagère pas (et surtout je ne le pense même pas), c'est le discours de scientifiques peut-être en mal de sensationnalisme. Tapez le temps n'existe pas dans un moteur de recherche, vous verrez...

Je suis donc je pense

Et je fais plein d'autres choses en même temps : je digère, je respire, jeentends, je regarde, vois, survole ou analyse, etc..

Descartes a mis la charrue avant le bœuf, oubliant que sans l'idée du bœuf on n'aurait peut-être pas inventé la machine... Les premiers à labourer étaient des humains, cela demandait beaucoup d'effort pour notre constitution, alors les humains ont asservi, voire formé, des êtres de force. L'histoire le lit dans les entrailles de la Terre. Ce qu'elle ne lit pas c'est l'évolution dans son déroulé.

L'évolution est comme une bande dessinée il y a des trous entre les images, des espaces vides qu'on appelle gouttières. Ces espaces sont vides de sens, mais plein de chemin qui permettent de passer d'une image à l'autre. Je suis (dessinateur), donc je dessine, mais je ne dessine pas tout, c'est au lecteur de faire le travail, le lien entre les images. Et le lecteur d'une certaine manière est contraint par le dessinateur (enfin, par le scénariste) de comprendre, de suivre, d'interpréter, de saisir l'idée du dessinateur (scénariste) parce que la métamorphose de l'aventure ne permet pas de la suivre en totalité, en "réalité".

On peut se faire des idées entre chaque image comme on peut s'en faire après le mot fin d'un film qui nous a emportés dans son histoire, histoire qui en fait n'avait pas de commencement avant la première image ailleurs que dans l'idée de son créateur...

Nous pourrions passer des heures à essayer de trouver le créateur dans son film... Et il y est, parfois physiquement comme s'amusait à le faire Alfred Hitchcock, créateur du film, mais pas forcément de l'histoire. Celle-ci peut avoir une origine dans le monde de la fantaisie, ou de la réalité historique, de faits avérés plus ou moins transformés ("les oiseaux" du réalisateur cité est en fait une création de Daphné du Maurier qui a puisé dans sa fantaisie composant tout ce qui l'a faite depuis l'aube de ses jours au moins, e tout assaisonné de conditionnel comme dans les créations des enfants dans les cours de récréation... ( ...alors on aurait des bateaux capables de voler et d'aller sous la terre... ).

L'humain n'est pas à vendre
ni ce qui le concerne

Je peux vous proposer un exercice

Ce qui concerne l'humain, si l'on ne veut pas être réducteur, c'est la planète où il vit, il n'y a pas à discuter. L'argent accumulé par les masses laborieuses doit leur revenir en majeur partie :

  • les gens avec une capacité volontaire (le faire comme verbe à l'infinitif substantivé)
  • les gens avec une capacité cognitive (le penser (idem))
  • les gens avec une capacité sociale (le ressentir (idem))

Il n'y a pas que les masses laborieuses, il y a aussi les artistes (par qui, dans leur grande majorité, il se crée un allègement de la société), les thérapeutes (tous) (par qui la population peut rester active et, dans les meilleurs des cas, dynamique), les enseignants (sans qui les générations futures seraient très vite perdues), les acteurs du spirituel (sans qui l'intériorisation se perdrait en ne pouvant pas forcément, s'auto-alimenter pour, à terme, s'auto-cultiver), les gens qui ont la capacité d'entreprendre, de gérer, de fédérer, etc., et pour finir les gestionnaires de la société (les gens de la politique).

Le créateur, c'est l'être, c'est vous, c'est moi (vous existez en tant que vous et pas seulement par moi, ce qui serait, le cas échéant, totalement idiot... Nous ne sommes pas que des pensées qui inventent un monde, cela n'a aucun sens ; mais c'est tranquillement ce qu'on essaie de nous faire croire avec le conditionnel dans le meilleur des cas. Dans le pire des cas, on vous l'assure, et dans le pire du pire, on vous l'inculque vous obligeant de façon subliminale, à y conformer votre vie...

Non, je suis un humain
c'est-à-dire pas plus un animal qu'un végétal, un minéral, un mycète ou quelqu'autre être du monde bactérien


Vidéo de Vicki Hamilton sur pixabay


NOTE(S)

Images non sourcées : (C) Patrick Roussel