Sujet : CLIMAT
Thème : La source anthropique du chaos climatique en cours est une évidence pour moi, évidence validée par les travaux du GIEC... Les événements de cet été en
15-09-2026 : catégorie

Certains pensent probablement que je ne m’intéresse pas au réchauffement global. Ce n’est pas tout à fait faux… Pour moi, c’est un fait acquis depuis les années 73-85 du siècle passé ! Oui, on en parlait à demi voix, sous un manteau qui s’ouvrait lentement… Je vous narre rapidement mon histoire.
En 1973, je découvre avec passion la haute montagne autour de Gavarnie (Hautes-Pyrénées, 65) et de sa périphérie : jusqu’à l’Ossau vers l’ouest et le Néouvielle à l’est. C’est tout, mais je crois avoir plus ou moins parcouru toutes les vallées principales et la plupart des vallées secondaires à l’occasion de 12 années d’investissement là-bas. En 78 j’obtiens mon diplôme d’initiateur d’alpinisme de la Fédération Française de la Montagne (FFM à l’époque, et FFME aujourd’hui – E pour Escalade).
J’avais une bonne mémoire des lieux où l’on pouvait apprendre à cheminer en terrain neigeux, lieu qu’on appelait du nom de l’activité qu’on y pratiquait : école de neige. En tant qu’ado, début juillet on n’avait pas besoin d’aller loin… Puis il y a eu 1976, l’année longtemps dite « de la sécheresse », et quand j’ai voulu amener mes jeunes à moi à maîtriser plus de sécurité dans ce genre de terrains, j’ai eu de plus en plus de mal à trouver les lieux ad hoc pour simplement l’exercice de tomber, se rattraper, marcher encordés avec un membre qui tombe, traverser des zones de glace ou de neige très dure, etc..
Je voyais et vivais l’effet du réchauffement climatique, j’en faisais l’expérience directe, il sera acté officiellement en 1979. Il faudra encore du temps jusqu’à ce qu’Al Gore, alors candidat démocrate à l’élection présidentielle de 2000, mette le changement climatique au cœur de sa campagne. Plus tard la sortie de son film Une vérité qui dérange (2006) m’a profondément ému. Dommage pour la planète (peut-être) que Bush (GW) ait raflé la mise pour le poste suprême en 2000…
En 2018 un nouveau film paraît dont voici la bande annonce : Une vérité qui dérange, la suite
Depuis l’arrivée de Trump au pouvoir aux USA on assiste non à une prise de conscience accentuée dans le milieu économique mais à l’exact inverse de ce qui est à faire !!! Le capitalisme règne de plus en plus quand il faudrait de la décroissance. Qui est responsable ? Les guerres reprennent quand on croyait la paix en bonne voie.
Mes premiers billets de blog de scIence en 2012 faisaient état de mes réflexions d’alors sur le sujet (voir ici : /science-archives-2013/climat-un-maitre-mot-du-xxi-siecle).
Le problème pour nous n’est pas le réchauffement thermométrique mais le chaos qu’il "risque" de mettre en place, en fait qui est déjà en place. Il est là, le chaos, et le mot revient de plus en plus souvent sur les ondes ou dans les journaux. Le scepticisme climatique faiblit, mais l’industrie s’acharne à sauver SA mise au détriment des générations futures. Ce réchauffement et ce qu’il implique, tout cela n’est plus seulement dans l’idée. C’est une tragique réalité que ce que nous, apprentis sorciers, avons pu offrir à la nature; et l’industrie persiste et signe de fumeux fameux contrats… alors que ça chauffe déjà trop.

Les températures moyennes annuelles de l’air ont augmenté. Pourquoi ? Apparemment parce qu’on est dans une serre qui se ferme de plus en plus du fait de l’augmentation du taux de CO2 principalement. Ce taux est ridiculement bas en temps « normal ». Sa variation encore plus faible crée des effets atmosphériques bien connus. Cela nous permet de constater le peu de lien que la vie entretient avec la matière. Les plantes jubilent mais l’atmosphère s’emballe. Elle est aussi fragile au niveau planétaire que nous le sommes face aux trop toxiques que nous répandons dans l’air sans y réfléchir vraiment.
Je me souviens quand mon père m’emmenait au lycée que je regardais les pots d’échappement et m’interrogeais sur le devenir de ces "fumées" (en fait le "visible" n’était ‘que’ de la vapeur d’eau… déjà cette eau m’interpellait.. La variation saisonnière joue dans une petite mesure (les zones tempérées n’absorbent plus de gaz carbonique entre l’automne et le printemps). Mais il y a un acteur indésirable... Ce qui booste ce taux de gaz carbonique relève principalement de deux sources :
Voilà, le tableau est brossé. Si l’on ne peut pas ou veut pas prendre conscience de cela, nous irons tous dans le mur ; ceux qui savent comprendront comment et pourquoi, ceux qui ne savent pas ou ne veulent pas savoir, ceux-là comprendront (peut-être, mais) trop tard.
Que faut-il dire de plus que : « tout dépend de la raisonnabilité de chacun dans la consommation de ce qui peut augmenter le taux de gaz carbonique » ?
C’est le gaz carbonique anthropique qui rompt l’harmonie que la nature avait réussi à créer. Les fâcheux me diront que c’est n’importe quoi, les autres, ceux qui veulent bien comprendre, risquent de se dire « à quoi bon faire autant d’effort si ailleurs on s’en fiche » ; à ceux-là je dis : faites l’effort pour vous, votre famille, vos amis, parlez-leur, ils ont sans doute des amis que vous ne connaissez pas.
Nous sommes capables de ÇA, même à notre époque qui veut nous faire croire soit que c’est peine perdue (autant continuer égoïstement) soit qu’on trouvera bien des solutions.
Des solutions il n’y en a qu’une : faire baisser l’invasion du gaz carbonique fossile, celui que la nature avait réussi à cacher. Celui qui est là, depuis en gros le milieu du XIXe siècle, est là pour toujours. Si la couverture forestière augmente (sans souffrir de mégafeux eux aussi plus de 9 fois sur 10 d’origine anthropique), on peut avoir une chance que la nature trouvera un nouveau rythme… mais on ne peut savoir pour quand !
Voir l'article Abattre un arbre
Il faut aujourd’hui des actes. Ressasser ce discours ne fait pas avancer le schmilblick…
PLUS :
Bilan des COP : Les COP : une brève histoire de la COP1 à la COP30 ↗ (site Compte CO2)
Pour ceux qui restent non convaincus : Fuck la planète - Le choix du réchauffement 1/3
Les images non sourcées sont de (C) Patrick ROUSSEL