Sujet : BIOLOGIE
Thème : Un parcours cognitif entre la description académique des briques du vivant et la réalité des constats que l'on peut faire sur le sujet.
05-06-2026 : catégorie
Au cours des 2 premiers chapitres nous avons rencontré le vivant puis la cellule, première brique du vivant. Nous irons de l'avant dans ce dernier billet en nous risquant sur la délicate voie : évolutionnisme ou créationnisme ? Ces deux approches relèvent évidemment des origines du vivant.

Cette question « D'où venons-nous ? » et pour le moins légitime au moins tant qu'on croit que les poules pondent des œufs... Si on ne croit pas que la poule donne un œuf qui devient poule, on n'a plus vraiment besoin de cette question, sauf par saine curiosité évidemment. On peut aussi se poser la question suivante « Si Adam est venu la premier avait-il un nombril ? Et quand Eve est apparue en avait-elle un puisque finalement elle est née d'Adam ? » Les descendants (Caïn, Abel et toute la clique jusqu'à nous en avaient un à coup sûr), mais pourquoi la Bible oublie alors de nommer des filles et de parler d'inceste avec leur père ou leur frères ? Ne vaut-il pas mieux penser briques du vivants ?
Et si les réponses à ces questions étaient en nous plutôt que dans des livres ?...
La théorie la plus aboutie de l'académisme scientifique est celle qui aboutit à aujourd'hui en partant de ce qu'on appelle le Big Bang (le web regorge de détails à ce sujet, je ne ferai pas de choix pour vous...). Le Big-Bang est le premier acte venu d'une sorte d'entité qui n'avait pas d'existence matérielle (puisque la matière comme le temps n'existaient pas encore). Il y avait donc sans doute eu un soir dont on ne sait rien il y eut un matin... : tout à coup, cette chose décrite comme une boule minuscule, entourée de rien (même pas d'espace vide car l'espace n'existait pas non plus hormis celui attribué par nécessité à la boule), eut l'intuition qu'elle devait s'éveiller et pour cela prendre ses aises bon, là, j'invente une peu parce que je me dis qu'il a bien fallu un inévitable facteur déclencheur, ne serait-ce déjà que pour l'existence antérieure improbable mais nécessaire de ce germe du Monde.
Comme il est difficile de se dire qu'il n'y avait rien au commencement, "on" a dit qu'il y avait tout... mais sous forme ultra compactée avec un potentiel calorique (énergie) démesurées (en fait toute la chaleur du monde qui allait se répartir au fil du temps qui allait naître à cet instant. Bref, il y eut un matin. À ce moment le temps et la lumière lui emboitèrent le pas (je divague un peu, sans doute des vapeurs d'alcool, mais après tout, pourquoi pas je ne pense pas courir de risque, et puis là n'est pas mon sujet).
Après une évolution matérielle via le refroidissement de l'univers par le biais de son expansion et la genèse de la matière physique, des lieux particuliers semblent s'être rebellés pour fonder leur propre royaumes. Ils voulaient sans doute garder le souvenir de la puissance de l'aube du monde. Finalement Dieu, enfin le générateur déclencheur du Big-Bang je veux dire, s'était entièrement donné, son rôle (ou sa fonction) était libre de droits d'Auteur par générosité emblématique. Des étoiles se sont donc isolées s'entourant de débris condensés sous forme de roches qui se sont agrégées en planètes rocheuses, voire gazeuses au fil du refroidissement de leur propre être.
La découverte de l’expansion de l’Univers prouve que celui-ci n’est pas statique, mais laisse place à plusieurs interprétations possibles :
Dans un premier temps, c’est cette seconde hypothèse qui a été la plus populaire, bien que le phénomène de création de matière ne soit pas motivé par des considérations physiques. L’une des raisons de ce succès est que dans ce modèle, appelé théorie de l’état stationnaire, l’univers est éternel. Il ne peut donc y avoir de conflit entre l’âge de celui-ci et l'âge d’un objet céleste quelconque.
À l’inverse, dans l’hypothèse du Big Bang, l’Univers a un âge fini, que l’on déduit directement de son taux d’expansion (voir équations de Friedmann). Dans les années 1940, le taux d’expansion de l’Univers était très largement surestimé, ce qui conduisait à une importante sous-estimation de l’âge de l’Univers. Or diverses méthodes de datation de la Terre indiquaient que celle-ci était plus vieille que l’âge de l’Univers estimé par son taux d’expansion. Les modèles de type Big Bang étaient donc en difficulté vis-à-vis de telles observations. Ces difficultés ont disparu à la suite d'une réévaluation plus précise du taux d’expansion de l’Univers.
Extrait de la page Wikipédia Big-Bang récupéré le 3 juin 2026. [Voir l'article complet ↗]
Un beau jour dans le bouillon qui refroidissait d'une boule minérale bien placée, ni trop proche ni trop éloignée de son étoile et avec une inclinaison de son axe de rotation idéale par rapport à son disque de révolution (l'écliptique), des éléments inertes ont convolé en juste noce chymique au hasard de rencontres improbables. Ils ont engendré des molécules styles acides aminés (voir tableau) qui se sont agglutinés à leur tour, tout autant par hasard, pour former de fil en aiguillées des protéines, premières briques du vivant nous dit-on. Et, quelques temps plus tard, nous voilà maintenant ici pour en deviser !
C'est Darwin (1809 – 1882) qui a donné le coup d'envoi biologique par le biais de ses formidables observations et son ouvrage "L'origine des espèces". La découverte des fossiles du mésozoïque (monde des dinosaures) a posé beaucoup de questions aux paléontologues et forcément, parallèlement, les observations de plus en plus poussées de la matière posaient aux physiciens des énigmes. L'astronomie est lentement devenue cosmologie, aujourd'hui boostée et nourrie par l'astrophysique.
Si la première illustration d’un fossile de dinosaure remonte à 1677 en Angleterre, cette pièce fut alors interprétée comme le reste d’un des géants mentionnés par la Bible. Il faut ensuite attendre les années 1820 pour voir les premières découvertes et descriptions de "grands lézards fossiles", toujours en Angleterre, avec Megalosaurus par William Buckland et Iguanodon par Gideon Mantell.
Entre la première brique et nous [1 ça s'appelle ma en japonnais, gouttière en bédé, saut de ligne en typographie, etc.] il a dû y avoir une phase unicellulaire car un être aussi tordu que l'humain devait pouvoir s'appuyer sur une autre histoire que la sienne. Il a fallu que des organites, enfin des pré-organites, décident de fonder un petit village pour résister à l'oppresseur entropique dont le seul souci économique était de conserver une chaleur uniforme en tout lieu de l'empire.
C'est ainsi qu'apparurent ici et là des petits villages gaulois, je veux dire capables de vivre en autonomie et de résister à l'uniformisateur qui devait baisser et harmoniser la température au fur et à mesure de l'agrandissement, voire de l'expansion, de son empire, ceci jusqu'au Big Freeze.
Près de ce Soleil personnalisé, réchauffant quelques divinités résiduelles, sur une planète qui, bien qu'entourée de Mars et Vénus, s'est retrouvée sans Dieu particulier et allait devoir s'en trouver un, un jour, un germe germa : une cellule autonome, genre cyanobactérie, a été le fruit d'une mise en place d'éléments opportuns, ad-hoc et suffisants mais nécessaires. Revoir éventuellement la molécule d'hémoglobine... même si les premières cellules étaient, apparemment, encore très très loin de la complexité de celle-ci.

Cette théorie a déstabilisé les idées qui pourtant lui préexistaient. Celles-ci avaient été déposées à terme par des mains humaines anonymes pour former le Premier Livre après que la tradition orale les avait colportées depuis la nuit des temps jusqu'à ce que l'humain commence sans doute à sentir les prémices d'une défaillance mémorielle.
Selon ces idées le monde où vivaient les humains jusqu'aux confins du ciel avait été crée par une entité supérieure immatérielle que ces fameux humains sur leur petite planète qu'on pourrait appeler Humus ont nommée Dieu comme ils appelaient chat un chat matériel ou rêve un flux non tangible d'images nébuleusement virtuelles.
Personnellement, je n'ai pas de réponse à ces questions, mais je vois comment les organismes vivants sont faits : les vaches ne mangent que de l'herbe pour faire beaucoup de viande (elles n'ont pas de canine mais elles ont des cornes) et les lions ne mangent que de la viande pour se faire un peu de muscle (ils n'ont pas de corne mais des crocs) – je crois que c'est Goethe qui a relevé ce détail quand il travaillait sur le squelette –. Pareillement quand je vois de quoi les animaux sont capables ou incapables (pourquoi les abeilles font-elles de la cire et leurs cousines guêpes du papier ? Pourquoi des grosses colonies très structurées ici, et des petits groupes d'individus là ? Comment avoir l'idée de la colle pour sceller le nid de guêpe solidement aux supports les plus variés (nous, nous utilisons des colles différentes...), etc. etc. sans oublier la stupidité humaine face à sa maison : il y a de quoi s'interroger sur ce qui pouvait être à l'origine, et ce qui a pu motiver les espèces à évoluer ou non, et dans quelle direction le faire.
Sans être moi-même créationniste disant que l'univers a été fait en 7 jours de 24h, je pense que l'ordre des choses de la nature ne relève pas du physique et de l'inerte tel que le décrit notre fabuleuse physique qui entraîne un peu trop la chimie dans son sillage. Les lois de l'inertie qui semblent régir l'espace me laissent pantois car il a fallu au départ une impulsion qui, elle, n'avait rien d'inerte : pour avoir une continuité de mouvement sur sa lancée il faut avoir eu en premier quelque chose à la base du mouvement... Ces lois de l'inertie ne me convainquent pas non plus eu égard par exemple à l'elliptisme des orbites planétaires autour d'un seul foyer.
La nature est faite d'autres forces que celles que nous avons décrété très(trop) vite comme universelles pour utiliser la matière de manières dont nous n'avons pas encore idée. Universelles... pourquoi dans leur domaine (la physique du monde physique) mais nous devons bien voir qu'il a du vivant, et même plus, du vécu, du ressenti, voire de l'ambition et tout cela réclame d'autres forces que celles de l'inertie. L'avantage que je perçois avec la nature par rapport au monde inertie, est qu'il n'a pas forcément besoin de cathédrales démoniaques pour en percer à jour les mystères : la Nature parle d'elle-même et dessine en continu. C'est donc à nous d'écouter et de lire. Nous avons encore du pain sur la planche !
Du vrai pain... pas un assemblage chimique sans goût (sauf si on lui en ajoute) fait bien trop vite pour que le gluten du blé soit transformé ; digérer le gluten est une part du travail de la fermentation renforcée par le levain.
Nous développons beaucoup d'intolérances parce que notre vie (celle qui nous anime, pas celle qui court entre nos premiers et derniers pas) n'est pas faite pour rencontrer n'importe quoi, et aujourd'hui cela devient non pas n'importe quoi, mais du grand n'importe quoi (plats ultra transformé, question goût ou apparence, vitesse de péréparation, originalité, etc.). Cela fait sans doute les beaux jours de la restauration rapide mais aussi de l'agro-industrie, de l'agrochimie, des fabricants de phytosanitaires et autres poisons pour tuer les indésirables (à leur point de vue) et faire pousser plus vite, plus grand, plus gros, plus consommateur d'eau mais aussi avec une pauvreté croissante ce que la nature pourrait nous offrir pour notre bien et notre santé avec sa légendaire générosité... Le pire dans cette mauvaise histoire est que nos soi-disants élus démocartiquement n'en font qu'à leur tête en se couchant devant les lobbies. Nos gouvernants indispensabilisent les toxiques, au mépris des peuples qui sont censés leur faire confiance pour prendre les bonnes décisions !... Soit ils n'ont pas de conscience, soit ce sont des profiteurs qui n'ont pas compris la première once de leur propre intérêt, mais seulement celui de leur porte-feuilles...). Bref j'arrête et vous laisse continuer la liste de nos erreurs de civilisation.
J'écris ceci le 4 juin 2026, hier l'assemblée nationale a voté la loi d'urgence agricole qui ne mise que sur l'augmentation des rendements et les marchés libres. Le passage au Sénat peut encore... dire non, mais ne rêvons pas ils n'ont déjà pas tenu compte de la toxicité de l'acétamipride (néonicotinoïde poison sur toute la chaine alimentaire) qu'une commission de chez eux avait mise en valeur.
Les lois qui régissent le milieu physique permettent à tous les êtres du milieu vivant, plantes, animaux ou humains sans oublier les mycètes et autres règnes discrets, d'avoir une base relativement pérenne sur laquelle ils peuvent compter. Ces lois du milieu physique peuvent être contraignantes quand elles sont en contradiction avec ce qui nous guide dans le temps, c'est-à-dire le moteur de nos actions ou de nos existences en tant qu'humain essentiellement (je voudrais pouvoir faire voler mon corps, par exemple).
Un être vivant n'est pas un puzzle de choses mortes créant une image laide, c'est une dynamique formidable qui n'oublie pas la beauté bien qu'elle n'en sache rien.
Les images non sourcées sont de (C) Patrick ROUSSEL