Sujet : BIOLOGIE
Thème : Un parcours cognitif entre la description académique des briques du vivant et la réalité des constats que l'on peut faire sur le sujet.
01-06-2026 : catégorie briques du vivant étiquetée cellule, organisme
Ce lot de 3 billets poursuit un autre daté du 08-06-2025, il y a donc juste un an... titré Les "briques" du vivant
Un mur se construit avec plein de choses (in)imaginables. Les briques sont une de ces "choses". On peut aussi le faire avec des pierres (c'est proche des briques) ou des panneaux de bois (moins pérennes que les briques). On peut aussi utiliser des choses moins tangibles par exemple pour parler de ces murs qu'on fait dans nos sociétés entre différentes castes, les différentes religions, selon les couleurs de peau, la langue parlée, la richesse d'âme ou celle du porte-feuilles, le niveau d'éducation, etc., etc.

Ces briques viennent de la cellule qu'on a découpé en morceaux de morceaux. Elles viennent donc d'une cellule qui n'est plus. Avec les briques trouvées vous ne pouvez plus refaire la cellule car celle-ci n'est pas un jeu de mécano. On trouve des briques quand ce qu'on étudie est une ruine. Ici c'est à peu près semblable à ce qu'il en est en archéologie, sauf qu'en archéologie on sait que la structure qu'on étudie a été construite par des humains, et qu'il y a des principes physiques qui les ont conduits, principes qu'on connaît ou qu'on devine.
En étant un peu péremptoire nous pouvons facilement dire que la cellule est un atome de vie.
Un atome de Fer est capable d'interagir en produisant des effets divers et variés de façon très naturelle avec le dioxygène dans la rouille ou pas du tout naturelle avec l'hydrogène avec les hydrures de fer [Wikipédia ↗] ou dans un tas d'autres relations [Wikipédia ↗]. Bref, le fer est un élément comme un autre, mais contrairement à d'autres il est capable de dialoguer avec beaucoup de monde – voire de façon théorique comme avec le silencieux Hélium –. On explique sa capacité polyphonique en parlant de ses électrons, protons et neutrons. Pour l'heure, à la connaissance de votre serviteur, on n'explique rien expérimentalement à partir des quarks censés composer ces ultimes particules de la matière disons qu'en observant les débris d'atomes cassés on a détecté des "choses" qui ne se retrouvent pas dans ce qu'on connaît par ailleurs.
On peut donc faire des supputations à partir de ces briques, cela restera des supputations puisqu'on ne peut pas remonter le courant le courant de destruction qui nous les a permis. De même pour la cellule, on ne peut pas réinjecter de la vie à un corps mort si l'entité qui le maintenait comme un tout vivant ne le fait pas d'elle-même... On ne fabriquera pas d'atome de fer à partir de quarks... (ni d'ailleurs à partir de neutrons + protons + électrons).
On ne peut que constater que les corps vivants ont comme intimité partagée la plus interne ces éléments qu'on nomme briques du vivant.
Nous pourrions nous arrêter là, à ce constat, et laisser mijoter autant que faire ce peut.
En ce XXI
Quand on regarde le monde on embrasse différents éléments : ce qu'on perçoit, ce qu'on cerne, ce qui permet de deviner comment cela peut en être arrivé là ET tout ce à quoi l'on accède pas je ne parle pas ici de matière ou énergie noire, mais plutôt d'un flot lumineux qui réside dans l'au-delà de notre vue sans arriver à notre conscience
On a vu des choses dans le monde, plus ou moins partiellement donc comme nous venons de l'évoquer. On a noté, mesuré, prélevé tout ce qui nous a titillé la pensée, on s'est donné à fond dans cette tâche pour rentrer suffisamment riche dans notre caverne. On est alors censé avoir tout "pris"... J'ai coupé la salade par exemple, et même si j'ai mis tout ce que je pouvais de sa racine et de sa fructification (par compression temporelle), si je ne l'ai pas mangée avant, ma salade aura des (mal)chances de dépérir...[1]
Le pire endroit d'où l'on peut observer le monde est le laboratoire. Cet espace qui limite les choses à ce qu'on croit avoir appris d'elles quand on était dehors est à la fois un mal et un bien. Là, au labo, on est bien placé, c'est-à-dire plutôt qu'on se croit bien placé, au calme, pour imaginer les briques du vivant (par exemple et puisque c'est dans le thème). En entrant entre ses six murs on se coupe du formidable élan de ce qu'on a "observé", ce qu'on en a perçu qu'il nous a montré ET ce qu'on en a ignoré, ce à quoi nous n'avons pas eu accès rien ne nous cache quoi que ce soit, la "chose" se heurte simplement à notre conscience ↗.
Voilà, tout est dit, on s'enferme, on se barricade, on se protège de l'inconnu sans peut-être essayer de savoir ce qui motive cet inconnu de son côté puisque nous n'en ressentons ps la manifestation. Cela conduit à la séparation entre soi et le monde.
En croyant bien faire de se mettre au calme le chercheur qui s'extrait de la nature se trompe. Comment parler de la vie si on se place au tombeau ? Prendre du recul, oui, se couper de ce qu'on cherche à comprendre, non.
Une connaissance sur Linked In, a eu ces mots magnifiques d'intuition :
« En fait, on ne construit pas des murs contre les autres. On les élève à l’intérieur de nous-mêmes. »
Rachel Vandendooren.
Pour moi, cette phrase est magique dans le contexte de cet article. En effet, Rachel nous dit (peut-être sans le vouloir) que ces murs qu'on construit sont pour se démarquer des autres en croyant sans doute égoïstement du même coup se préserver un espace de développement, une sorte de réserve naturelle... Mais de fait les autres ne peuvent rien déposer à l'intérieur. Ce n'est pas une défense mais une intolérance.
Images non sourcées : (C) Patrick Roussel
En astrophysique par exemple, on ne peut étudier sur place ce que l'on pense de ce qui devrait se produire dans nos confins cosmiques. On ne possède que la logique de nos pensées et des expériences réalisées sur Terre, dans un contexte purement terrestre donc sur la base de nos idées issues de la Terre et un peu de la Lune. On universalise ce qui nous paraît cohérent de pouvoir l'être... Mais quid de la réalité in situ ? Mars est déjà inatteignable à l'expérience directement humaine, et on pense "fond diffus cosmologique"... c'est-à-dire une extrapolation facteur 6.1015 (432.10²¹ km/70.106 km) entre Mars et et ce fond diffus.
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